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 [Terminé] (23/10/2480) Expédition à moindre risque, ou pas ▬ Neven

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 Sujet: [Terminé] (23/10/2480) Expédition à moindre risque, ou pas ▬ Neven   Lun 23 Oct 2017 - 10:46

Eiven
&
Nenia
Expédition à moindre risque, ou pas
Mon ventre chatouillait. Je n'avais que rarement ressenti cette fébrilité où l'inconnu éveillait un tel attrait de curiosité. Ces derniers mois passés entre les murs de ce fort me laissaient passablement affaiblie. Je ne faisais pas la fière car je savais ce qui m'attendait à l'extérieur. Je savais que rester cloisonné ici ramollissait le corps et l'esprit. J'en voulais à Reiver de me garder en ses griffes... Helion était si proche et pourtant si loin... il m'arrivait de passer des heures à observer sa silhouette à l'horizon lorsque le ciel se montrait clément. Helion ou l'extérieur. Mais pas Reiver. Cet entre-deux qui protégeait sans vraiment protéger. Qui confortait et donc amoindrissait l'alerte de nos sens.

Mais je ne pouvais pas me résoudre à rester enfermée dans ces murs. J'avais besoin de bouger et de me sentir vraiment utile. C'est d'ailleurs comme ça que peut-être, je pourrais obtenir à minima une considération de la part de ces miliciens qui me jugeaient. De ces civils qui me méprisaient. Ma place n'avait rien d'officiel, ni même la moindre cohérence. Servir le Commandant comme s'il était bien plus au-dessus des autres. Comme si, au-delà de son rang, il avait besoin d'avoir un larbin le servant. Économiser son temps pour l'optimiser... une excuse, rien de plus, pour que les autres ne viennent pas poser de questions quant au fait qu'une native reste à l'avant-poste.

Après bien des tentatives désastreuses, j'étais parvenue à obtenir du Commandant Wernher une autorisation de sortie. Enfin, c'était plus qu'une autorisation de sortie : j'allais participer à une expédition. Ces sorties étaient des missions de plusieurs jours où des unités parcouraient les environs. Cette expédition nous amènerait jusqu'à la forêt où j'avais séjourné durant de longues semaines. Le souvenir des miens à jamais perdus me serra le cœur. Au-delà de m'aérer et faire une pause sur cette tension qui me pèse à Reiver, j'espérais pouvoir obtenir un indice sur ma sœur. Rien ne me prouve qu'elle est réellement arrivée à Helion. Ni rien ne me prouve qu'elle est de toute façon en vie... mais en me fiant à mon instinct, je restais confiante : Liesel est en vie.

Nous attendions à la porte principale. Les grilles se levèrent, la porte glissa sur les rails. L'extérieur s'offrait à ma vue. Une inspiration. Autour de moi, des miliciens. Plus ou moins expérimentés. Le sergent eut quelques échanges avec ses hommes et arrêta son regard sur moi. Un regard dédaigneux qui me signifiait clairement que ma présence ne tenait qu'à une concession. Sans douter de la capacité de survie des miliciens présents, je pouvais me targuer de bien connaître la forêt qui entourait les environs. Je ne serai pas un boulet, ni un poids mort. Loin de là. Et je le lui prouverai bien assez tôt. Si cette expédition se passait bien, sans doute pourrais-je espérer pouvoir participer à d'autres excursions. En attendant Helion, c'était toujours ça de pris : un peu d'action m'aiderait à patienter.

Il nous faudrait plus d'une journée avant d'atteindre la forêt. Sans plus attendre, le sergent annonça le départ et l'unité se mis en route. Package de survie sur le dos, nous avancions à un rythme soutenu. Loin d'être baraquée et entraînée comme l'étaient les miliciens, on décelait aisément sur mon visage la fatigue que causait le sac de survie sur mon dos. Une journée passa. Nous n'eûmes pour pause qu'une simple halte de dix minutes le temps de manger notre première ration. La nuit n'allait pas tarder à pointer le bout de son nez lorsque l'orée se dessina face à nous. L'unité décida d'établir un bivouac vers des vestiges de pierres non loin de notre position. Enfin un peu de répit ! Déployant les toiles et installant les couches au sol, tout le monde s'affairait, discutant ci et là de choses et d'autres. « Hadler, tu sais monter la garde ? » M'arrêtant dans ce que je faisais, je me tournai vers le sergent,incrédule. « Bien sûr... » Un sourire se pointa au coin de ses lèvres. « Et bien Wald et Hadler vous ferez le premier tour de garde. » Le repos serait pour plus tard. J'expirai longuement sans attirer l'attention. Acquiesçant d'un signe de tête, j'acceptai l'ordre sans broncher.

Après un repas frugal et quelques éclats de rires, les derniers miliciens finirent par aller se coucher. La nuit tombée était particulièrement calme. Le froid prenait peu à peu du terrain, me faisant frisonner par moment. Assise à l'opposée de ma compagnonne de garde, j'observais les alentours, pensive. J'avais passé ma vie à l'extérieur, ma vie à craindre pour la sécurité des miens. C'était devenu naturel, une seconde nature, un instinct. Mais cette nuit, je ne me sentais pas à l'aise. Je ne me sentais pas dans mon élément. ceci me déplaisait grandement. Bien que les civils n'avaient à porter d'armes à Reiver, Wernher m'avait dégoté un arc avec quelques flèches de bonne facture. Il me coûterait d'en égarer... Pensant me réchauffer en bougeant, je me permis de me lever et d'aller un peu plus loin du campement pour trouver de quoi tailler quelques flèches. Incertaines et peu fiables, mais moins précieuses que celles de Reiver. Mon sac de survie laissé au camp, je n'avais que mon arc, le carquois et un couteau à la ceinture. Même si en expédition des armes à feu étaient octroyées, je n'étais ni milicienne, ni dans les grâces du sergent. Alors avant que je ne touche à ces artefacts, il y avait tout un monde. Des pas supplémentaires m'éloignèrent du camp sans que j'en ai vraiment conscience.
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 Sujet: Re: [Terminé] (23/10/2480) Expédition à moindre risque, ou pas ▬ Neven   Sam 28 Oct 2017 - 20:41

Eiven
&
Nenia
Expédition à moindre risque, ou pas
L’oxygène purifié était envoyé directement par les lunettes à O2 dans les narines de la milicienne. C’était son quotidien et elle avait horreur d’avoir cette sensation d’être malade. Malade à en crever. Tous les jours, elle passait une bonne heure à respirer de l’air filtré pour aider son corps à supporter la vie à l’extérieur du dôme. Hélion avait des filtres à air qui permettait de purifier, nettoyer et ventiler un air sans saloperie. Cela protégeait les habitants, mais s’ils venaient à sortir du dôme, de leur prison dorée, ils tombaient, pour certains, malades. Et c’était malheureusement le cas de Nenia Wald.

Levée tôt pour un minimum de trois heures d’entraînement, la jeune femme avait pris l’habitude de ce rythme stricte. C’était sa vie à présent et elle n’avait d’autres choix que de s’y faire. Courses, musculations, entraînements au tir, combat au corps-à-corps, tout y passait pour être prêt en cas de besoin. Elle avait appris à supporter ces heures-là au quotidien. Au tout début, il y a moins de neuf ans de cela, Nenia en arrivait à s’évanouir d’épuisement si ce n’était pas ses poumons qui la faisaient défaillir. La suite de sa journée continuait par cette heure dans le centre médical pour se remettre de ses efforts.

Dans l’après-midi, la milicienne apprit qu’elle partirait en mission le lendemain, une mission de reconnaissance au sud-ouest dans une forêt où il y aurait de vieux bâtiments. Seul bémol, une civile les accompagnerait. Quelqu’un à surveiller et à protéger ce qui avait tendance à agacer quelques soldats mais aussi le sergent. Rien de plus comme information lors du briefing. Ils partiraient à la première heure le lendemain, ce qui leur laisser l’après-midi de libre pour se préparer.

Nenia prépara son sac, vérifia que son matériel de survie soit opérationnel et vue qu’ils risquaient de partir plusieurs semaines, elle passa voir le médecin pour se prévoir en plus de son matériel, une petite bonbonne d’oxygène en cas de crise. La milicienne vérifia son arc, ses flèches et nettoya son arme à feu de poing, un pistolet qu’elle accrochait à un holster de cuisse qu’elle n’utiliserait qu’en dernier recours. Elle n’avait qu’un chargeur mais préférait utiliser son arc car beaucoup plus entraînée avec. Sur son autre cuisse, un couteau de chasse dans son étui en cas de corps-à-corps. Elle nettoya son masque à gaz qu'elle portait à chaque sortie du dôme lui permettant de tenir plus longtemps à l'extérieur. La jeune femme avait pris, comme pour la vie militaire, l’habitude de ce rituel, de cet accoutrement pour sortir du dôme et cette impression que ces armes n’étaient pas uniquement là pour se défendre mais bien pour attaquer.

Le lendemain, elle attendit avec les autres devant la porte, prête, son sac sur le dos. La civile avait, elle aussi, un arc ce qui la dérangea car aucun civil ne pouvait avoir d’arme. Pourquoi avait-elle ce droit ? Et pourquoi le sergent ne disait rien ? Etait-ce un ordre du commandant ? En la regardant, elle la reconnut assez rapidement. C’était cette femme qu’elle avait vu se battre avec Ast l’autre jour. Un coup de Geller à coup sûr qui les avait obligées à se battre. Le milicien chargé de la défense n’avait pas porté de coups très important et la supercherie avait marché. Nenia avait vu toute la scène sans rien faire, mangeant en silence son plat. Cela égayait ses journées. Un jour ce fut son cas, elle fut, elle aussi, bizutée, mais le combat s’arrêta car elle n’arrivait plus à respirer et elle s’était évanouie. Cela ne calma pas les miliciens pour autant. Tout cela pour dire qu’elle l’avait déjà vue, mais en plus, Nenia l’avait déjà vu au côté du commandant Wernher. C’était sa petite chienne. Il s’offrait certains avantages et les miliciens adoraient jaser là-dessus…

Sur la route, les soldats tinrent un rythme soutenu parfois difficile pour Nenia mais elle refusait d’arrêter l’équipe. Elle voulait aller à l’extérieur. La liberté même si cela la tuait. Seth, tu aimerais tant voir ses paysages d’une beauté à couper le souffle, j’aimerais tant que tu puisses être là, à mes côtés pour partager ses instants… Mais Helion nous a séparés. La première journée se passa sans accroc. En fin de journée, l’unité s’arrêta non loin des vestiges d’une ancienne ère. Ils installèrent le campement. La pleine lune éclairait le terrain vague, permettant de voir à plusieurs mètres au loin. Il faisait particulièrement froid en dehors du dôme et heureusement qu’ils avaient des tenues avec plusieurs couches thermiques qui leur permettaient d’être au chaud.

Alors qu’elle commençait son repas frugal, elle entendit le sergent s’adresser pour la première fois à la civile. Jusqu’à présent, personne ne lui avait parlé à part pour lui donner des ordres, sans être très sympathique. Nenia se redressa en entendant son nom alors qu’il annonçait que la civile du nom de Helder ferait son premier tour de garde avec elle. La milicienne leva les yeux au ciel, peu enchantée de devoir le faire avec une novice. Elle devrait redoubler de vigilance.

Assise à côté d’un collègue avec lequel elle s’entendait plutôt bien, d’un point de vue professionnel, elle échangea un temps avec lui puis tous finirent par aller se coucher, laissant la civile seule avec elle. Nenia la regarda un court instant, impassible, avant de se concentrer sur leur environnement. La première heure se passa sans un bruit. Croyant entendre un bruit derrière elle, elle resta quelques instants à surveiller s’il y avait du mouvement. Rien. La deuxième femme se leva pour se dégourdir les jambes sous le regard suspicieux de la milicienne. Plus elle marchait, plus elle s’éloignait du campement. La surveillant sans un mot, Nenia regardait jusqu’où elle comptait aller mais cette dernière ne s’arrêta pas, comme subjuguée par quelque chose que la milicienne ne voyait pas. Elle attrapa son arc et s’approcha de son collègue qu’elle réveilla d’un simple geste.

C’est peut-être rien mais surveille le camp pendant que je vais voir.

Le sommeil à l’extérieur était très fragile et il se réveilla sans broncher, lui faisant un simple signe de tête pour lui dire qu’il avait compris, se levant de suite après. Son arc à la main, Nenia prit la même direction que Hadler, sans un bruit. Elle la vit de dos et banda son arc.

Tu te fais la malle ? Lança-t-elle dans un murmure.

Elle ne comptait pas parler fort car si jamais elle avait vu quelque chose, elles risquaient de se faire prendre. Le doute était là tant que la milicienne n’avait pas vu le vrai visage de cette femme.
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 Sujet: Re: [Terminé] (23/10/2480) Expédition à moindre risque, ou pas ▬ Neven   Sam 4 Nov 2017 - 23:28

Eiven
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Nenia
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Pas à pas, je m'avançais vers une lueur grisâtre. Un mouvement de l'air sans doute qui soulevait la poussière du sol désolé. Les landes sèches et défraîchies avaient un aspect très glauque... Je préférais mille fois l'obscurité des forêts verdoyantes bien que terrifiantes ou encore les roches impétueuses des montagnes qui entouraient les environs. Cette terre tassée, ses herbes séchées, n'avaient rien de charmant. Seul l'horizon aux couleurs nuancées des collines ou l'orée de la forêt de laquelle on approchait pouvait me ôter cette sensation d'être au dernier chapitre de l'humanité. Jadis, les choses devaient être différentes. Les ruines et vestiges nous laissaient croire que fut un temps, l'être humain était grand. Que la terre que nous foulions de nos pas n'avait pas toujours été aussi morne et triste. Je n'ai jamais eu l'occasion de voir à quoi ressemblait notre monde auparavant. Certains disent que des illustrations existent au dôme. À Helion.

Je ne parvenais pas à imaginer quelle pouvait être la vie sous cette gigantesque capsule de métal... Mais les rumeurs que j'entendais à Reiver me laissaient quelque peu rêveuse. Liesel aimerait tant vivre dans un tel lieu... Les règles pouvaient être strictes : tant qu'elles assuraient la sécurité de tous et la pérennité des réfugiés, nous pouvions nous y plier. J'étais intimement persuadée que nous deux, nous pourrions nous retrouver là-bas et enfin vivre la vie que nos parents rêvaient pour leurs enfants. Leurs deux petites filles... Leurs visages m'apparaissaient toujours clairement. Que ce soit le souvenir de leurs sourires, leurs sourcils froncés ou encore ce jour tragique où je les perdis...

Derrière moi, le grincement d'une corde me fit faire volte-face. « Tu te fais la malle ? » La dite Wald m'avait rattrapée à pas feutrés. Cette femme avait un souci : sûrement une personne qui a surestimer son corps en s'engageant à Reiver... Je n'étais pas au fait de ce qui lui arrivait, mais ça avait de quoi me laisser curieuse. Au fait des différences qui pouvaient toucher les survivants, il ne me venait toutefois pas à l'idée de lui poser la moindre question sur le masque qu'elle devait porter. Juger les autres, c'est un "loisir" que s'offrent seulement ceux qui n'ont plus à se soucier d'eux-mêmes. Comme la plupart des civils et des miliciens qui habitaient Reiver à vrai dire... C'était une communauté à laquelle j'allais avoir du mal à m'adapter, ça ne faisait aucun doute. « Non, lui répondis-je d'un ton neutre. Je ne suis pas suicidaire. » Si je n'avais pas encore cherché à m'enfuir de Reiver, c'est bien parce que je connaissais l'extérieur : il me serait impossible de survivre seule. Bien que j'ai de nombreuses connaissance en survie, il fallait se rendre à l'évidence : au premier groupe qui déciderait de me transformer en ration du soir, je serais morte. Il fallait être objectif dehors et ne pas omettre nos faiblesses. Baser mes chances de survie sur la chance de ne croiser aucun prédateur plus gros que moi était un suicide. Je reportai mon attention devant moi. La nuit était sombre mais je pouvais encore voir à quelques mètres. Faisant trois autres pas, je me baissai pour ramasser ce qui semblait être un bout de bois. C'était froid. Une tige de métal.

En me relevant, je sentis une brise épaisse caresser mon visage, faire frémir les feuillages austères qui nous entouraient. Suspicieuse, je perçus dans ce vent une étrangeté. Les toiles du campement alors faiblement éclairé furent à peine secouées. Le vent n'allait pas vers ce dernier. Une odeur particulière m'interpella et mit mes sens en alerte. « Tu sens pas une odeur bizarre ? » Suggérai-je à la milicienne en inspirant longuement pour déceler ce qui n'allait pas. Mes yeux se fermèrent plus longuement que je ne le souhaitais. Ma peau s'hérissa d'un frisson frais. En écho, je vins entendre des rires. « Je crois qu'il y a quelqu'un dans les environs », chuchotai-je à l'attention de ma camarade d'infortune. « Ou alors est-ce le vent qui siffle ? » Je fronçai les sourcils. Incapable de déceler ce qui se passait. J'avais l'insupportable sentiment de ne pas interpréter correctement les sensations que m'offraient mes sens. Il faisait toujours sombre mais le froid devenait moins mordant, presque doux et apaisant. Je n'entendais plus le silence de la nuit, quelque chose paraissait nous entourer... Comme le bruit sourd d'un brouhaha lointain. Pourtant, le campement était endormi et nous étions objectivement seuls dans les parages. Et cette odeur... Je n'arrivais pas à la déterminer. Alors je respirais un peu plus pour tenter de savoir de quoi il s'agissait. Plus je l'inspirais, et plus j'avais l'impression de m'embrouiller l'esprit...
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 Sujet: Re: [Terminé] (23/10/2480) Expédition à moindre risque, ou pas ▬ Neven   Mer 8 Nov 2017 - 20:43

Eiven
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Nenia
Expédition à moindre risque, ou pas
La réponse fut sans équivoque. Elle n’était pas suicidaire pourtant cette Hadler était partie faire un tour alors qu’elle était assignée à la surveillance du campement.  Son arc était toujours bandé mais ne visait pas la civile. Au moindre mouvement, elle n’hésiterait pas à la menacer. Nenia ne lui faisait pas confiance et elle ne comprenait toujours pas pourquoi le commandant lui avait donné l’autorisation de sortie. Avait-elle un intérêt à la mission, une utilité ? La jeune femme se baissa et ramassa une chose sur le sol que la milicienne ne put voir de là où elle était. Fronçant les sourcils, elle ne bougea pas d’un centimètre, ne la lâchant pas du regard, étant aussi à l’écoute de ce qui l’entourait.

Un vent étrange se leva que la jeune femme ne sentit plus que ça mais qui perturba la dénommée Hadler au point de lui demander si elle ne sentait pas une odeur étrange. Nenia eut le réflexe d’inspirer profondément mais se rappela qu’elle portait quotidiennement son masque à gaz qui filtrait une grosse partie des saloperies dans l’air. Sa seule survie tenait à ça.

Non, répondit-elle froidement. Mon masque m’empêche de sentir les différentes odeurs.

La milicienne s’approcha prudemment de l’autre femme qui semblait fermer les yeux pour chercher l’origine de cette odeur. L’envie de savoir fut très vite refreiner car elle ne pouvait tout simplement pas enlever son masque. Seulement pour boire, manger ou en cas de crise. Cela pouvait être tout et n’importe quoi mais le comportement de cette femme semblait perturbé. Elle en arrivait à entendre un bruit qui n’existait pas. La lâchant du regard, Nenia regarda autour d’elle pour chercher la présence d’étrangers. Rien dans les environs, rien qu’elle n’ait entendu en tout cas. Une fois près de la civile, je regardais si elle n’avait rien physiquement puis lui ordonna sur le même ton froid.

Y’a rien autour de nous à part du vent. On a notre tour de garde qui nous attend là-bas, alors ramène toi. Maintenant.

Nenia n’avait pas envie de se faire réprimander par le sergent parce que cette idiote avait voulu faire un tour dans les environs. Elle avait pris l’habitude de cette vie militaire mais la rebelle en elle était toujours là. Toujours présente. Voulant protéger les personnes qu’elle avait laissé dans Helion, elle se faisait toute petite pour que son nom n’apparaisse nul par et pour que jamais des hommes comme ce Dementiev puisse mettre la main sur elle ou sur Seth. Alors, elle était devenue un bon soldat qui pensait depuis neuf ans à un moyen de recontacter Helion.

Les minutes passèrent et elle n’avait toujours pas bougé malgré l’ordre donné. Nenia ne voulait pas gueuler ni l’attraper pour la secouer car elle voulait toujours avoir son arc bandé. Regardant autour d’elle, la brise restait légère mais avec cette brise un brume blanche, opaque qui se dirigeait en leur direction, toujours à l’opposé du campement. Quelque chose d’anormale était en train de se produire et cela semblait partir de la forêt où bien était-ce simplement sa nature méfiante qui était poussée à son paroxysme ? Seules, dans la nuit, loin du campement mais encore visible de là où elles étaient, Nenia ne pouvait qu’imaginer la pire des situations.

On se barre tout de suite, Hadler ! Passe devant ! Ordonna-t-elle en levant le ton, braquant son arc en direction de la forêt.

De là, où elles étaient, il n’y avait aucun moyen de se mettre à couvert et s’il y avait des tirs ennemis, ils n’auraient aucun mal à viser.
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 Sujet: Re: [Terminé] (23/10/2480) Expédition à moindre risque, ou pas ▬ Neven   Mar 14 Nov 2017 - 16:04

Eiven
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Ma notion de surveillance était sans doute bancale : je faisais plus attention aux autres qu'à moi en règle générale. Mais les membres de Reiver ne m'intimaient aucun sens du devoir et de la responsabilité. J'accourrais sans doute vers eux s'ils venaient à être face à un danger, mais pas de part les obligations que je devais penser avoir envers eux. Ce ne serait que simple sens humain. Un trait pouvant être décrit comme chevaleresque peut-être, mais sans la noblesse qui enrobe cette notion. M'éloignant de mon devoir nocturne, j'éloignais également la milicienne qui m'accompagnait alors.

Les bruits se faisaient de plus en plus sourds alors qu'au contraire, la nuit, ces derniers devaient se faire plus clairs. Je regardais autour de nous, méfiante. Ma vue se troublait par instants. La milicienne ne sentait pas l'odeur qui nous enveloppait, déclarant que son masque l'en empêchait. Je la jaugeai un instant. Malin... Bien des dangers se sentaient avant de se voir. Je me concentrais pour tenter d'identifier ce danger mais plus je respirais, et plus j'avais l'impression de perdre la piste. Les éclats sourds ne venaient pas du camp. Ils semblaient venir de tout autour de nous. Rouvrant doucement les yeux, je discernai une ombre au loin. Plus sombre que l'obscurité ambiante. « Y’a rien autour de nous à part du vent. On a notre tour de garde qui nous attend là-bas, alors ramène toi. Maintenant », ordonna la milicienne sans que je n'y prête attention. J'amorçai un pas vers l'ombre, souffle coupé. Ma peau s'hérissait de frissons alors que ma vue devenait de plus en plus trouble, ce qui freina mon instinct d'aller vers cette ombre. Elle finit par se dissiper. Après quelques secondes ? Quelques minutes ? Je secouai la tête, ne parvenant pas à savoir. « On se barre tout de suite, Hadler ! Passe devant ! » Intriguée, je me décidai toutefois à avancer dans l'obscurité d'un pas déterminé. Ma démarche n'était pas assurée et je cillai anormalement vite, comme si cela me permettait de dégager les mouches qui entachaient ma vue.

Faisant fi des ordres de la milicienne, je continuais de marcher sur quelques mètres avant de m'arrêter. Je ne voyais plus l'ombre. Ma respiration se faisait plus rapide, d'inspirations brèves prestement expirées. Une sensation d'étouffement m'éprenait alors que je percevais une voix à ma droite. Me tournant rapidement, bandant l'arc qui m'avait été confié en direction de la voix, j'observai la silhouette qui se dressait juste à quelques centimètres. Je ne l'avais pas entendu, ni vu approcher... Je ne l'avais pas vu depuis des années, presque un siècle entier à mon impression... « Soren ? » Ma voix semble se perdre dans un murmure que j'entends en écho dans mon esprit. Son visage n'est pas clair, embrumé et rajeuni. Il me tend une main que je ne prends pas, méfiante. Sourcils froncés, air inquiet, je déglutis avec difficulté, luttant pour que la panique ne vienne pas m'assaillir. J'ai l'impression que tout ce qui se trouve autour de moi se met à tourner. Lentement. Quelques pas en arrière, arc toujours bandé en direction du mirage, je lutte pour me convaincre que ceci n'est pas réel. Mais mon esprit paraît intransigeant là-dessus : il s'agit de Soren, c'est lui, il est là et me tend la main. Son rire brille d'un nouvel éclat alors que je tombe à la renverse, trébuchant sur un obstacle qui avait échappé à ma surveillance. Je me sentis tomber comme au ralenti, lâchant prise sur mon arc et m'effondrant au sol. Ma respiration se fait plus lente mais je vois de moins en moins.
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 Sujet: Re: [Terminé] (23/10/2480) Expédition à moindre risque, ou pas ▬ Neven   Mer 15 Nov 2017 - 20:33

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Un mauvais pressentiment. C'étaient les mots qu'elle n'osait pas dire de vive voix. Son regard scruta les environs, lentement, s'habituant à cette pénombre qu'offrait la nuit. La lune était pourtant là mais elle n'aidait pas à percevoir s'il y avait quelqu'un ou non. La brume blanchâtre n'aidait pas non à visualiser les lieux. Pourtant, il y eut un mouvement brusque dans cette même brume qui n'annonçait rien de bon. Son arc se banda immédiatement en direction de ce rapide déplacement et tira sur ce qu'elle considérait être à la mi-hauteur d'un homme, mais rien ne lui permit de savoir si elle avait atteint une quelconque cible. Aucun bruit, le silence pesant s'était installé en maître.

Suspicieuse, la milicienne commença à se diriger vers le campement, comme elle comptait faire dès le départ. Jetant un bref coup d'œil vers la civile, cette dernière s'approchait dangereusement de la forêt. Nenia l'insultait intérieurement car le commandant tiendrait l'équipe responsable des problèmes que sa chienne allait causer mais pire encore, il pourrait les tenir responsables si elle était blessée. Sauf que la milicienne pensait avoir d'autres priorités et elle n'en faisait pas partie.

Sa respiration se coupa net lorsqu'elle s'aperçut qu'il y avait quelqu'un qui sortait de la brume, à moins d'un mètre d'Hadler. La forme ne bougeait pas alors que la jeune femme marchait dans sa direction comme obnubilée. La connaissait-elle? Elle ne lui disait rien mais Nenia ne préféra pas attendre de savoir si c'était un ami ou ennemi. Si c'était des amis, ils l'auraient fait savoir en parlant et non en se cachant dans l'ombre. Armant son arme, elle décocha une flèche qui se planta dans le torse de l'ombre qui s'effondra sur le sol après un bref cri étranglé. La jeune femme semblait avoir fait mouche mais de là à dire si elle avait éliminé le danger, elle ne pouvait pas en être certaine. Un coup de chance, pour sûr. Enchainant les surprises, la civile s'effondra à son tour sur le sol sans que Nenia ne comprenne pourquoi.

Il y eut soudainement du mouvement là où les deux personnes étaient allongés le sol. Elle voulut crier pour alerter l'équipe mais elle s'effondra lentement suite à un coup sur le crâne, tombant à genoux, sa vue se brouillant avant de s'éteindre lorsque son corps rencontra la terre aride.

***

Étendue sur le sol froid, Nenia ouvrit difficilement les yeux, sentant une douleur lancinante dans la nuque. Son regard se porta sur ce qui l'entourait malgré le flou qui entachait sa vue. Prenant quelques minutes pour attendre que cela passe, la jeune femme finit par observer la pièce dans laquelle elle se trouvait. Trois murs en piteux état et un mur faire en taule récupérée sur un toit. Peut-être le toit absent de cette ancienne bâtisse qu'ils avaient rafistolé pour bloquer toute sortie. La nuit semblait être terminée, les premières lueurs du soleil apparaissaient lentement. Ses armes avaient évidemment disparu...

Ses yeux s'arrêtent sur une forme allongée sur le sol. Elle n'était pas seule. Reconnaissant les traits Hadler à la lueur, elle fut quelque peu soulagée de la voir. Cherchant à bouger les mains, la jeune femme comprit rapidement qu'elles étaient ligotées dans son dos. Voulant vérifier l'état de santé de sa coéquipière, elle lui donna quelques coups de pied dans les jambes pour la secouer, mais elle ne semblait pas vouloir se réveiller. Approchant son visage du sien, elle sentit un souffle léger et régulier sur sa peau. Au moins, la civile respirait.

La tête alors penchée sur le côté, la milicienne s'aperçut qu'il y avait quatre personnes dans la pièce, terrées dans un coin. Ils semblaient être en piteux état mais vivant. Deux femmes, deux enfants. Rien de bon.

Vous êtes là depuis longtemps? Murmura-t-elle en direction des personnes.

Quelques jours, répondit l'une d'entre elle se rapprochant d'un enfant qui se blottit contre elle.

Nenia se leva discrètement pour faire un tour de la pièce. Il n'y avait pas grand chose autour d'eux. La seule issue, une porte, avait l'air bien fermées, mais elle ne tenterait pas de donner des coups d'épaule pour l'ouvrir au risque d'éveiller les personnes à l'origine de l'enlèvement. Il fallait trouver rapidement un moyen de s'échapper car il était impossible de savoir ce que ces personnes comptaient faire d'elles ni des autres individus dans la pièce. Gardant son calme, elle conclut rapidement que se libérer de ses liens était une priorité.

Observant la taule, il semblait y avoir quelques imperfections sur un côté qui lui permettrait peut-être de couper les liens. Lentement, très lentement. Mais après un tour, elle n'avait rien trouvé d'autres. Alors Nenia tourna le dos au mur et chercha à mettre la corde au niveau de la coupure pour commencer à bouger de haut en bas dans l'espoir de fragiliser ses liens. À un mètre de là, Hadler semblait commencer à bouger.

Bonjour, rayon de soleil...Murmura-t-elle sarcastique. T'as bien dormi après nous avoir mis dans une merde noire?

Leur espoir résidait en leur équipe qui avait forcément était alarmé par l'absence des deux femmes. L'homme qu'elle avait réveillé pour surveiller le campement avait sûrement dû alerter le sergent et ils devaient être à leur recherche. Pitié que ça soit le cas...


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 Sujet: Re: [Terminé] (23/10/2480) Expédition à moindre risque, ou pas ▬ Neven   Dim 19 Nov 2017 - 21:26

Eiven
&
Nenia
Expédition à moindre risque, ou pas
Ma conscience se perd dans les méandres du noir complet procuré par la fermeture définitive de mes paupières. Je m'échappais de moi-même dans un soupir qui me coupait des sensations que je pourrais ressentir à partir de cet instant. J'ignorais quel était ce subterfuge qui avait obstrué mes sens et donné ces visions absurdes. Mais même à mon réveil, ça n'allait pas être le cœur de ma réflexion...

Le froid me mordait la chair comme mille insectes affamés. La poussière me chatouillait la gorge comme des grains de sables bloqués. Une odeur de renfermé me prenait au cœur et la rigidité du sol m'accablait de douleurs. J'émergeais difficilement, ne réalisant pas où nous nous trouvions ni en quelle compagnie. « Bonjour, rayon de soleil... T'as bien dormi après nous avoir mis dans une merde noire ? » La voix de la milicienne résonnait. Nous avoir mis dans une merde noire ? Je tentais de relever un peu la tête, remarquant que mes mains entravées ne pouvaient me venir en aide. « Fais chier... » Grondai-je d'une voix silencieuse à cet âpre constat : nous étions piégées. J'essayais de me remémorer ce qui s'était passé avant mon évanouissement mais rien ne me venait à l'esprit. Soupirant longuement, je parvins non sans difficulté à me redresser pour m'asseoir. Je fis face aux deux femmes et aux deux fillettes. Je les observai un instant dans un silence qui ne gênait qu'elles.

J'étais à la fois intriguée et désabusée. Ma première sortie se passait plutôt mal jusqu'à présent, et je doutais que le Commandant n'accepte de me laisser une nouvelle fois sortir dans ces conditions... Depuis ce jour où ma famille m'avait été enlevée, j'avais l'impression que toute la malchance du monde s'abattait sur moi et cela m'énervait. D'une colère froide qui me prenait au ventre. Car on ne pouvait pas vraiment se battre contre le sort, l'aléa et le hasard. Ce n'étaient pas des ennemis tangibles. Il fallait subir. Pour certains, ça leur réussissait. Pour d'autres, comme moi, on devait presque s'estimer heureux de parvenir à survivre une journée de plus. Je ne voulais pas vivre de la sorte. Et pourtant, ça allait bien finir par être le cas... Si seulement je parvenais à rejoindre Helion, peut-être que tout ceci cesserait. Certes, je n'étais pas la plus apte à m'adapter à une vie quotidienne programmée et disciplinée. Mais quelque part, je voulais essayer... Ce genre de mésaventures me rappelaient pourquoi je voulais tenter ma chance au dôme. Même si les paroles du Commandant me rappelleraient ce que j'ai à y perdre à l'instant où je me risquerai à réitérer ma demande d'intégration.

Pestant intérieurement, je remarquai l'insistance avec laquelle je plantais mes yeux sombres sur les autres captives. Je me repris et secouai la tête de droite à gauche. « Désolée... » prononçai-je à voix basse en m'adressant aux inconnues avant de me lever et de me tourner vers la milicienne. Je traversai les pas qui me séparaient d'elle. « J'ignore ce qui s'est passé, mais ça n'est certainement pas de mon fait. C'est pas une planque d'ermites, si on nous a attrapé, ça ne doit pas être un simple hasard... Les miliciens vous êtes pas censés être des défenseurs d'élite ou je ne sais quelle connerie ? Comment ça peut arriver avec vous ces merdes ? » Pestai-je de sorte à ce que les autres ne nous entendent pas. Je ne voulais pas les inquiéter plus qu'ils n'avaient l'air de l'être. Que ce soit par leur présence en ces lieux ou le sort qui les attendait. D'ailleurs, qu'est-ce qui nous attendait ? Observant la milicienne, je me dis qu'on avait l'air bien plus détachées de la situation que ces quatre pauvres âmes égarées. Sûrement parce que ça ne faisait pas longtemps que nous étions là et qu'elles, elles avaient l'air d'être plantées ici depuis des siècles, sans bouger. Sachant pertinemment que me prendre la tête avec la milicienne serait inutile, je revins vers les dites personnes. « Vous savez où nous sommes ? Qui nous détient ? Leur nombre, un signe distinctif ou un type particulier ? » Des éléments de réponse : c'est ce qu'il nous fallait. En soi, même le fait qu'elles ne sachent rien de tout cela nous aiderait à en apprendre plus.

Les femmes paraissaient dubitatives, méfiantes. Elles se regardèrent un instant et échangèrent quelques murmures entre elles, ce qui m'exaspéra assez vite. « Bon sang, on n'a pas envie de dépérir ici alors il va falloir qu'on s'entre-aide un minimum, s'il vous plaît » clamai-je, impatiente. Je n'étais pas la plus sociale et la plus chaleureuse. En vérité, socialement, j'étais même une catastrophe. Ce qui me laissa soupirer et tenter, à l'image de la milicienne, de trouver un moyen de défaire ces liens. Me rasseyant, je tâtai avec difficulté ma ceinture. Bien sûr dépossédée de mon couteau. Rageant une nouvelle fois, j'observai une nouvelle fois la milicienne. Elle pourrait sans doute être plus habile quant au fait de parlementer avec les inconnues. Quant à moi... « On s'embête pour rien, viens », demandai-je à la milicienne en me levant pour m'approcher d'elle. « Mets-toi de dos je vais essayer de défaire les liens. » Les nœuds avaient l'air bien serrés, mais qui ne tente rien n'a rien.


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 Sujet: Re: [Terminé] (23/10/2480) Expédition à moindre risque, ou pas ▬ Neven   Jeu 23 Nov 2017 - 16:45

Eiven
&
Nenia
Expédition à moindre risque, ou pas

Hadler semblait perdue dans ses pensées alors que la milicienne tentait de défaire ses liens en les frottant contre un morceau de taule. La civile finit par se lever pour aller dans sa direction et pestait dans un murmure qui empêcher les autres captives d’entendre. Nenia arrêta immédiatement son action pour planter son regard dans le sien. Autant dire que la jeune femme était en colère et se retenait de lui mettre un coup de tête pour la faire taire. Comment osait-elle dire que cela n’était pas sa faute ?! Tout était de sa faute. Entrant dans le jeu de la jeune femme, Nenia évita de montrer sur son faciès toute la colère qu’elle éprouvait en ce moment même.

Pardon ? Murmura-t-elle souriante, les dents serrées. Sarcasme était son deuxième prénom.Ce n’est pas moi qui suis partie faire un gros câlin aux personnes qui nous ont mis ici. Et ce n’est pas moi non plus qui ait voulu faire un tour alors qu’on était de garde.

Une chose était sûre, il y avait du vrai dans ses paroles. Ces personnes à l’origine de leur capture avaient dû repérer le groupe. Ils avaient trouvé un moyen de les attirer à l’extérieur du campement. Les seules bizarreries qu’il y avait eues, étaient l’indiscipline de la jeune femme et cette étrange fumée. Était-ce un coup monté pour la libérer afin de retourner auprès des siens à l’extérieur de Reiver ? Il ne fallait pas sombrer dans la paranoïa, se dit-elle en continuant de limer ses liens. Hadler tenta de parler aux autres personnes enfermées avec elles mais cela ne menait à rien car elles étaient méfiantes, mais la milicienne pouvait lire dans leur regard derrière cette méfiance une peur certaine. Wald connaissait ça, elle l’avait déjà vécue.

Ferme-la, lâcha-t-elle, tu ne vois pas qu’elles sont terrorisées ?

Il vaudrait mieux que cela soit elle qui leur adresse la parole. Hadler commença à chercher un moyen de se libérer elle aussi mais en arriva à la conclusion qu’elles devaient travailler ensemble pour réussir, malgré la tension palpable qu’il y avait. Nenia s’arrêta et avança à son tour vers elle puis lui tourna le dos, lui donnant accès à ses mains. Dos à dos, elle sentait les mains de la civile chercher à desserrer les liens. La tâche fut ardue mais au bout de plusieurs minutes, la milicienne sentit ses liens se desserrer suffisamment pour qu’une de ses mains se libère, jetant immédiatement la corde au sol. Elle se massa rapidement et eut comme réflexe de toucher son masque pour le remettre en place. Sa seconde peau n’était pas là. Sa protection avait disparu. Sa respiration fut soudainement bloquée par l’angoisse qui l’envahissait de manière foudroyante. Son corps n’était pas habitué à être tout le temps à l’extérieur et elle portait ce masque pour ralentir le processus qui la tuait à petit feu.

Mon masque … Murmura-t-elle d’une voix chevrotante. Il me le faut...

D’une main tremblante, elle détacha à son tour la civile et leurs regards se croisèrent, une fois libre. Seulement, il ne fallait pas qu’elle panique, pas maintenant, pas alors qu’elles étaient en danger. Passant ses mains sur son visage, elle prit une profonde inspiration et reprit son calme bien qu’intérieurement, elle hurlait de terreur mais rien ne devait paraître. Nenia s’approcha du groupe de femmes et s’agenouilla pour être à leur hauteur.

Nous allons trouver un moyen de sortir de là, explique-t-elle d’une voix posée et assurée, nos amis sont déjà à notre recherche, ce n’est qu’une question de temps pour qu’ils nous retrouvent. Seulement, nous ne pouvons pas non plus les attendre sans rien faire. Maintenant que j’ai les mains libres, je vais vous détacher d’accord ?

Les deux femmes la regardèrent un temps puis échangèrent un regard avant de faire un simple signe de la tête. Leurs teints étaient cireux, épuisés de fatigue. Avaient-elle seulement été nourris ? La milicienne se redressa et les aida à son tour à faire de même. Invitant l’autre femme à l’aider à son tour à les libérer, elle libéra une femme puis un enfant qui s’avérait être une fille.

Je m’appelle Nenia et voilà …

Elle se tourna vers Hadler, échangeant un bref regard afin qu’elle se présente à son tour. Il fallait qu’elle joue le jeu même si elle ne semblait pas être douée pour les rapports humains. Au moins, les présentations entre les deux jeunes femmes seraient faites car jusqu’à présent, elle n’avait jamais entendu son prénom. Eiven. Étrange consonance.

Même si elle est bourrue, elle n’est pas méchante. Est-ce vous voulez nous aider à sortir de là ?

Elles opinèrent du chef, massant avant tout les poignets des deux enfants après les avoir pris dans leur bras, ce qui ne semblait pas avoir été possible depuis trop longtemps. Une fois leur tendre échange terminé, la deuxième femme qui n’avait rien dit jusqu’alors expliqua à son tour d’une voix étranglé et cassé :

Je ne sais rien. Un groupe de personnes ont attaqué notre caravane, il y a une semaine. On allait à Steros. Y avait déjà du monde ici, surtout des femmes. Certaines sont parties très rapidement, d’autres sont m…

La captive s’arrêta prise à la gorge, étouffée par l’angoisse de ses souvenirs morbides.

Elles sont mortes ici. Beaucoup trop.

La milicienne resta impassible à ce récit, acquiesçant simplement d’un signe de tête. Il lui fallait à tout prix d’autres informations pour comprendre la situation. Elle ne pouvait pas être insensible à tout cela mais comme pour ses craintes, rien ne devait transparaître, pour le bien de tous.

Okay. Est-ce que vous avez entendu quelque chose ? Ou avaient-ils un signe distinctif qui pourraient nous dire ce qu’ils cherchent exactement ?

Tout s’est passé trop vite, souffla-t-elle.

Ce n’est pas grave, vous avez déjà fait beaucoup, répondit-elle avec un sourire se voulant rassurant, une main sur l’épaule.

Nenia réfléchissait aux solutions qu’elles avaient pour s’en sortir. Attrapant Eiven pour l’entraîner à l’écart, elle murmura :

Bon, soit ce sont des marchands d’esclaves, soit ils cherchent des personnes aux compétences exceptionnelles, ce qui expliquerait pourquoi ils les laissent crever de faim ici.

Son regard s’arrêta sur la porte, leur seul moyen de sortie.

Le plan … On doit les attirer ici pour qu’ils nous ouvrent. Là, on doit à tout prix les maîtriser. Pour ça, il nous faut un leurre, quelque chose qui les occupe quelques secondes pour les surprendre. J’espère que tu sais te battre et j’espère que tu crois en la chance parce qu’il va nous en falloir beaucoup.

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 Sujet: Re: [Terminé] (23/10/2480) Expédition à moindre risque, ou pas ▬ Neven   Mer 29 Nov 2017 - 11:51

Eiven
&
Nenia
Expédition à moindre risque, ou pas
Aucune utilité à relever les dires de la milicienne. J'ignorais ce qui s'était passé hier. Peut-être disait-elle vrai, mais je n'aurais pas impunément mis nos vies en jeu. Je ne m'étais pas jetée dans un danger sans l'avoir anticipé. Ce n'était pas dans mes habitudes. Les dangers avaient assez de facilité à venir me cueillir pour que je n'en rajoute pas en plus. Cet endroit était anxiogène. L'état des personnes présentes n'arrangeait en rien cette sensation qui me serrait la poitrine. Je n'avais aucune idée de quel était ce lieu. Ne pas savoir qui nous avait enfermées était encore plus paniquant. Mais je maintenais mon calme. Tant bien que mal. Jusqu'à mal parler aux femmes présentes. Pourquoi fallait-il prendre des gants avec elles ? Je n'étais pas du genre à jouer les diplomates lorsque je rencontrais des personnes à l'extérieur. Ni même à Reiver malheureusement pour moi. Mais je me tempérais, sachant pertinemment que ma place là-bas était plus qu'incertaine. Je devais y rester pour parvenir à entrer au dôme un jour. Retrouver ma sœur. À l'extérieur, plus personne ne m'attendait. Les bandits avaient décimer les seules personnes qui étaient chères à mon cœur. Je n'avais plus rien à y faire.

Wald m'ordonna de me taire, m'indiquant l'état de nos camarades d'infortune. Je n'étais pas aveugle, je voyais bien qu'elles étaient terrifiées. Et elles avaient plutôt intérêt à l'être. Si elles étaient tombées dans ce trou, c'est qu'elles n'avaient pas eu assez peur avant. Tout comme par un procédé qui m'échappait, ma garde avait été baissée pour que nous nous retrouvions dans la même galère qu'elles et leurs rejetons. Fait chier...

Coopérative, la milicienne se mit dos à moi alors que je tentai de délier les cordes qui l'handicapaient. Les miennes étaient tout aussi liées et comprendre la façon dont les cordes avaient été nouées n'était pas une chose aisée avec cette faible amplitude de mouvement qu'il m'était donné d'avoir. Je fermai les yeux, mon concentrant, visualisant dans mon esprit le chemin des cordages en me focalisant sur mon touché. Lorsque je compris de quel nœud il s'agissait, je forçai afin de le défaire. Ce ne fut pas facile, mais je finis par y arriver. Mais avant que la milicienne ne me délie à son tour, je la sentis prise d'un élan de panique. Me retournant vers elle, je fronçai les sourcils. « Mon masque... Il me le faut... » Balbutia-t-elle à voix basse. Je jetai un bref coup d'œil à la pièce. Rien ne s'apparentait à son dit masque. Me gardant de lui demander pourquoi ça lui était indispensable, je la laissai me détacher. Je massai doucement mes poignets avant de tâter les parois qui nous entouraient. Il y avait forcément un moyen de s'échapper. En se jetant contre les taules on pourrait les faire flancher ? Non... Elles avaient l'air bien ancrées dans le sol et sûrement soutenues en hauteur. Continuant mon observation, je laissai la milicienne inquiète discutailler avec les autres personnes présentes.

Elle tenta de les rassurer en explicitant le fait que l'unité dont on faisait partie était sûrement à notre recherche. Ouais... à moitié rassurant. Puis elle les détacha. « Je m’appelle Nenia et voilà... » Je me retournai vers elles, comprenant qu'elle s'attendait à ce que je me présente à mon tour. Dans un soupir, je glissai mon prénom. « Eiven. » Puis je retournai à mon inspection. « Même si elle est bourrue, elle n’est pas méchante », appuya la dite Nenia. Je soupirai mais me gardai de témoigner mon exaspération. Je n'étais pas bourrue, si ? Non. J'allais juste à l'essentiel dans un monde où nous étions obligés d'aller droit au but. Où ceux qui restent assis à attendre qu'on vienne les sauver crève la gueule ouverte là où ceux qui restent actifs parviennent à se délivrer d'eux-mêmes. D'un côté, je ne pouvais que comprendre ces femmes. Liesel avait été dans leur position auparavant. Je m'étais laissée piéger pour la retrouver et la libérer. Nous étions dans la même situation... Mais au moins nous avions pu avoir un contact avec nos ravisseurs, ce qui permit entre autre, de faciliter la quête d'un point faible à exploiter. Ici... Rien.

Je frappai un violent coup contre la taule. Énervée par cette impasse. Alors que la milicienne continuait d'obtenir quelques informations de nos chères prisonnières. Une fois cela fait, elle m'attrapa pour m'écarter des autres. Je la laissai me guider. « Bon, soit ce sont des marchands d’esclaves, soit ils cherchent des personnes aux compétences exceptionnelles, je frémis à cette mention. Était-elle au courant ? Ou bien était-ce juste lancé sur l'idée qu'ils prêtent une attention particulière à ces légendes ? Ce qui expliquerait pourquoi ils les laissent crever de faim ici. » Je ne voyais pas en quoi les laisser crever leur permettrait de découvrir si elles avaient des dons. « J'y crois pas à ces conneries », marmonnai-je. Le regard de Nenia arriva jusqu'à la porte que je fixai à mon tour. « Le plan... On doit les attirer ici pour qu’ils nous ouvrent. Là, on doit à tout prix les maîtriser. Pour ça, il nous faut un leurre, quelque chose qui les occupe quelques secondes pour les surprendre. J’espère que tu sais te battre et j’espère que tu crois en la chance parce qu’il va nous en falloir beaucoup », déclara la milicienne. « Je sais me défendre, mais à quel leurre penses-tu ? Ils laissent des femmes et des gosses crever de faim. Je ne vois pas ce qui pourraient les inciter à intervenir... » Confiai-je à voix basse. « Tout ce qu'on a c'est une milicienne, une survivante et des boulets accrochés aux pattes ; parce que je ne crois pas qu'une d'entre elles ne soient en état de faire quoi que ce soit d'autre que suivre. Même courir... j'suis pas sûre qu'elles y parviendraient... » ajoutai-je en regardant l'enfant.

Trouver une solution. Il fallait trouver. Je remuais mes méninges en observant ci et là les possibilités qui s'offraient à nous. La tension était palpable... Autant dans mon stress de ne pas avoir de porte de sortie, la peur des victime et l'angoisse qui émanait de la milicienne qui, malgré tout, gardait plutôt bien son calme. À part frapper sur la porte et les taules en gueulant, je ne voyais pas comment on pouvait attirer l'attention de nos ravisseurs... « On n'aura peut-être pas besoin de chercher à les provoquer... je crois entendre des bruits de pas... » intimai-je à voix basse à Nenia alors que j'essayais d'écouter ce qui se tramait à l'extérieur de cette pièce. « Au besoin quand ils rentrent tu te mets toute nues, ça devrait les distraire assez de temps pour qu'on puisse s'enfuir », proposai-je presque amusée à imaginer la scène.
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 Sujet: Re: [Terminé] (23/10/2480) Expédition à moindre risque, ou pas ▬ Neven   Lun 11 Déc 2017 - 14:41

Eiven
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Eiven avait tout d’une civile, elle n’avait aucune idée des stratégies à adopter. La milicienne était loin d’être la meilleure pour préparer un plan mais son instinct et sa volonté de survie lui donnait des ailes. Hadler lui indiqua qu’elle était capable de se défendre alors que Nenia posât son regard sur elle. Elle lui expliqua son point de vue sur la situation. Oui, il y avait quatre personnes totalement inutiles, à première vue. Et oui, elles ne pourraient certainement pas courir bien longtemps. Mais à vrai dire, Nenia, bien que charitable, pensait avant tout à sauver leurs deux vies. Ce n’était pas à deux qu’elles arriveraient à mettre un campement à terre. Elle avait pensé à les utiliser comme moyen de s’enfuir, car ces personnes finiraient par se faire capturer à nouveau pour leur permettre de se libérer mais cela lui était inconcevable. Non, il fallait qu’elle puisse s’enfuir avec Eiven ou sans elle pour pouvoir les libérer par la suite.

Nenia l’attrapa par le bras pour l’obliger à la regarder, continuant de chuchoter.

On ne sait pas ce qu’ils leur font, si tu veux crever ici en attendant les secours, c’est ton choix moi, je veux me tirer de là, quitte y laisser ma peau.

Donne-moi un arc et cela changera la donne. Il fallait sortir de cette pièce et retrouver son arme et son masque. La milicienne la lâcha et s’approcha du groupe, se mettant à leur niveau, alors que la civile annonçait qu’il y avait du monde qui arrivait.

Quand la porte s’ouvre, criez afin d’attirer leur attention. Juste crier.

Elle se redressa et avança en quelques enjambées vers la porte se mettant d’un des deux côtés. Eiven lança une boutade qui, bien qu’extrêmement tendue, décocha un sourire à la milicienne.

Ferme là, Hadler, murmura-t-elle.  

La tension était à son paroxysme. C’était maintenant ou jamais. Les bruits de pas indiquaient qu’ils étaient au moins deux. Il y eut un coup sec de l’autre côté de la porte et cette dernière s’ouvrir lentement. Les femmes se mirent à crier mais se turent soudainement sans raison. La porte s’ouvrait dans le sens de Nenia, l’empêchant de savoir qui entrait dans la salle. Elle vit une première personne dans son champ de vision, de dos et agit immédiatement. Elle attrapa la porte et donna un violent coup pour frapper la deuxième personne qui allait entrer à tout instant et ainsi bloquer son passage, le temps de maîtriser le premier ennemi. Un coup de pied partit vers l’homme entré dans la pièce qui le fit se décaler pour mieux se retourner, son arme la menaçant. Dans le feu de l’action elle attrapa l’arme pointée sur elle. En un rapide mélange de coup vif et maîtrisé, elle désarma l’homme et le mit à terre avec plusieurs coups de crosse au visage et un coup de pied dans l’entrejambe. L’arme était un fusil d’assaut qu’elle pointa en reculant et menaçant le second ennemi. Des techniques d’autodéfense qui associaient plusieurs types de combat, et cela, avec un entraînement quotidien pour parait à tout attaque. L’homme était à terre et elle menaçait celui qui était dans l’embrasure de la porte.

Lâchez cette arme Wald, dit-une voix calme mais autoritaire.

Sortie de l’ombre, le sergent s’avança son arme continuant de la pointer. Ils se regardèrent en chiens de faïence, Nenia réalisa qui elle avait en face d’elle puis baissa son arme, son corps se détendant immédiatement. Elle tendit une main au soldat à terre et s’excusa de l’avoir malmenée. Le sergent regarda la pièce et il s’arrêta un instant sur les deux femmes et les deux enfants qui n’avaient pas bougées depuis, toujours recroquevillées sur elle-même.

Que s’est-il passé soldat ?

Elle regarda Hadler, hésita un court instant à dénoncer cette idiote qui les avait mises dans une mauvaise situation. Mais sans cela, peut-être qu’ils seraient tous enfermés dans cette pièce, privée de leurs armes et à la merci d’hommes dangereux. Elle eut une quinte de toux mais arriva à répondre.

Sergent, ils utilisent des armes qu’on n’a jamais eues ni vues auparavant. Des gaz, probablement hallucinogènes. Hadler a vu du mouvement ce qui les a sûrement empêcher d’attaquer le groupe. Ils auraient pu tous nous avoir.

Le sergent regarda Eiven pour la jauger. Nenia continua de lui faire un bref débriefing de ce qui c’était passé, expliquant la présence de ces femmes et des hypothèses qu’elle avait émises. Il l’écouta sans rien dire, hochant simplement la tête de temps en temps.

Puis, ils sortirent de là, découvrant un campement dans un ensemble de maisons à moitié détruire, rafistolé avec des toiles, de la taule et autre matériel de construction. Plusieurs hommes jonchaient le sol, du sang continuant de sortir de leur tripe parfois béante. Elle invita d’un signe de tête les quatre autres personnes à sortir de leur prison. Hésitantes, elles finirent par le faire, cherchant du regard quelque chose à manger et à boire. Eiven était non loin d’elle, elle l’accosta une dernière fois dans un murmure et un sourire aux lèvres.

T’es un boulet dont j’ai sauvé les fesses aujourd’hui. Tu m’en dois une maintenant.

Elle aurait pu balancer qu’elle avait quitté son poste mais elle ne l’avait pas fait et Nenia espérait qu’elle en ait conscience. Pourquoi avait-elle fait cela alors qu’à première vue, il n’y avait rien qui puisse les faire s’entendre ? Aucune idée, un réflexe de protéger les autres, un réflexe de ne jamais balancer quelqu’un à une autorité supérieure comme elle l’avait fait à Hélion, il y a neuf ans de cela.

Nenia retrouva son masque posé sur une table avec son matériel et ses armes, à côté de l’arc de la civile. Elle se rua dessus, attrapa la petite bouteille d’oxygène et inspira plusieurs fois, l’angoisse disparaissant petit à petit, puis elle enfila son masque, retrouvant ce quelque chose de familier et de réconfortant. Ce n’était pas ça qui allait ralentir sa mort à petit feu mais cela avait le don de lui faire penser que oui.

À présent libre, la question que Nenia se posait à présent, au sujet de ces femmes. Allaient-ils les ramener à Steros ou comptaient-ils les laisser ici pour se débrouiller toutes seules. Cette décision appartenait à l’homme à l’autorité supérieur du groupe : le sergent. Allaient-ils reprendre leur expédition ou bien rentrer ? Considéraient-ils leur objectif comme atteint ?



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 Sujet: Re: [Terminé] (23/10/2480) Expédition à moindre risque, ou pas ▬ Neven   Mar 19 Déc 2017 - 11:21

Eiven
&
Nenia
Expédition à moindre risque, ou pas
L'évidence voudrait que l'on aide ces femmes. Même si à les libérer d'une danger elles se retrouveraient bien vite dans un autre, c'était une manière humaine de penser, d'appréhender la situation. Je ne voulais pas les laisser derrière nous. Mais si la question venait à se poser : soit elles soit nous, alors je préférerais m'en sortir. Ça pouvait paraître vache évoqué de la sorte, mais la vérité à l'extérieur c'est que seule la loi du plus fort vainquait. Je l'avais vécu, ou plutôt subi. J'avais cette peur de me retrouver seule face au monde en franchissant les barricades de Reiver sans jamais y retourner. Parce que toute seule, sans doute finirai-je comme ces femmes. Malgré mes connaissances du monde, malgré cette étincelle de vie que je chérissais et que je défendais, je restais démunie face aux autres. Nenia m'attrapa le bras, ne me laissant d'autre choix que de lui faire face. « On ne sait pas ce qu'ils leur font, si tu veux crever ici en attendant les secours c'est ton choix, moi je veux me tirer de là, quitte à y laisser ma peau » m'intima-t-elle farouchement. Survivre. Peu importe les concessions. Elle ne venait pas de l'extérieur mais avait sûrement dû se débattre par bien des façons si elle en venait à perdre ainsi toute considération pour les autres dans les moments difficiles.

Sans doute aurais-je dû réagir de la sorte dans bien des situations. Malgré l'attachement que j'avais pour les miens, j'aurais dû faire comme Liesel et m'enfuir. Malgré les risques que cela comportait, j'aurais dû m'enfuir lorsque Soren et moi nous nous étions retrouvés prisonniers, avant que les survivants ne cherchent à nous marchander. J'avais beau préférer faire attention à mes fesses plutôt qu'à celles des autres, je ne pouvais nier la considération que je portais aux âmes innocentes ou tout du moins, à celles qui méritaient qu'on leur donne leur chance. Quitte à me sacrifier. Un résultat de mon imprudence maladive et de mon orgueil mal placé sans doute. Toutefois, dans un soupir, j'abdiquai. « Quand la porte s'ouvre, criez afin d'attirer leur attention. Juste crier. » Je mordillai mes lèvres, regard dubitatif. Cela nous permettrait sûrement de gagner quelques petites secondes. C'était toujours bon à prendre... Mimant Nenia, je me plaquai contre l'autre côté de la porte. Lui lançant un sourire narquois, je ne pus m'empêcher de lui glisser : « tu te sous-estime, ta nudité les troublerait bien plus que des cris ! » La tension ne redescendit pas d'un pouce et je n'écopai que d'un doux « ferme-la » qui me fit quelque peu sourire.

Après que les bruits de pas eurent cessé, la porte fut ouverte d'un coup bien placé. Alors que celle-ci pivotait vers Nenia, je vis de visu le premier homme entrer. Sans hésité je tentai de lui porter un coup mais il le dévia avec force, entrant par la même occasion dans le champ de la milicienne. Le deuxième homme qui allait se glisser dans la pièce n'eut pas le temps de souffler qu'elle se servit de la porte pour l'assommer. J'ignorais comment elle pouvait être aussi véloce et débrancher à ce point son cerveau... Remarquant les uniformes, je m'étais reculée contre le mur. Nenia enchaîna les deux gardes avant qu'une voix ne la stoppe dans son élan meurtrier. Wald avec une arme à feu, ça avait de quoi faire peur. Pas qu'elle soit de nature antipathique, mais au vu de notre tour de garde, je restais d'un naturel plus que méfiant avec son doigt sur la gâchette. Le sergent demanda un rapport de situation. Rapport qu'elle fit... Avec une complicité qui me surpris. Le regard du sergent avait un poids qui me pesait bien lourd : celui de la culpabilité. Mais je n'avais d'autre choix que d'assumer. Surtout si elle prenait le risque de se mettre en mauvaise posture pour m'éviter de sévères réprimandes. Je gardais un regard impassible, neutre. Mais à cet instant je me sentis plu que redevable auprès de Nenia.

Au sortir de la pièce, je fermai les yeux un instant, sachant très bien ce que j'allais voir. Les moyens de Reiver permettaient de bien moins terrifiants champs de bataille. Mais l'effroi de la vision macabre restait. A la vue des corps ensanglantés, je n'avais que le souvenir persistant de mes proches massacrés. Je me contentai de suivre l'unité, mesurant mes pas et essayant d'ignorer ce qui nous entourait. Je n'avais pas de problème avec la vue du sang, juste... le résultat de ce que pouvait causer l'homme. Certes, les intentions de ce groupe n'étaient certainement pas louables. Mais cela ne suffisait pas à empêcher mes souvenirs noirs de me submerger. « T'es un boulet dont j'ai sauvé les fesses aujourd'hui. Tu m'en dois une maintenant », me chuchota Nenia, me ramenant à la réalité et éludant la panique qui commençait à me couper le souffle. « Plus que tu ne le crois... » marmonnai-je de façon à peine audible.

Silencieuse, je suivais le groupe. Une table abritait les effets qui nous avaient été subtilisés. Il y avait le masque et les armes de Nenia mais... l'un des milicien me tendit l'arc qui m'avait été confié ainsi qu'un couteau. Je le remerciai d'un signe de tête avant de regarder Nenia qui avait l'air bien pensive. Après que les derniers miliciens de l'unité aient fini de vérifier la zone, le sergent nous réunît. « On va rester ici jusqu'à demain puis on retournera à l'avant-poste. On sécurise la zone et on embarque ce qui peut nous être utile. Une unité d'exploration viendra récupérer ce qui est récupérable de ce camp », clama le sergent qui avait capté l'attention de ses hommes. Je n'étais peut-être pas la seule, mais craignant que personne n'en dise rien, je me risquai à prendre la parole. « Et pour ces femmes ? Elles rentrent avec nous ? » Le sergent me porta un regard noir qui devait sans nul doute être commun à d'autres miliciens. Il les toisa un bref instant. « Elles peuvent rester ici si ça leur chante. Mais demain, hors de question qu'elles partent avec nous. » Offusquée et en même temps consciente que Reiver n'était pas un refuge, je ne me risquai pas à la ramener plus que ça. Mais mes yeux se portèrent vers Nenia qui, peut-être, aurait une solution à proposer à son supérieur. Proposition qui serait sans doute plus acceptée de la part d'une milicienne. Ou peut-être pas. Peut-être n'avait-elle cure de ces femmes ou qu'elle comprenait la décision du sergent.
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 Sujet: Re: [Terminé] (23/10/2480) Expédition à moindre risque, ou pas ▬ Neven   Jeu 4 Jan 2018 - 14:34

Eiven
&
Nenia
Expédition à moindre risque, ou pas


Le bruit de sa respiration sonnait comme un écho dans ses oreilles. Et ses longues et profondes inspirations montraient l'apaisement qui l'envahissait. La milicienne s'adossa contre un mur pour observer les lieux. Le sergent se positionna pour être vu par tous et annonça qu'ils resteraient une journée et partirait le lendemain. Ces hommes avaient eu l'occasion d'amasser beaucoup de matériels plus ou moins utiles et les miliciens passeront une partie de la journée à chercher ce qu'ils pouvaient ramener avant de prendre le risque que des pillards n'arrivent avant la deuxième équipe.

Alors que le groupe allait se séparer pour fouiller, Eiven osa prendre la parole en demandant ce qu’ils allaient advenir de ses femmes. Le sergent n’en avait que faire et le regard noir qu'il lui jeta, était un mauvais signe. Pourtant, il observa les captives un instant, annonçant qu'elles pouvaient rester mais ne rentreraient pas avec eux à Reiver. Nenia, les bras croisés, n'avait pas perdu une miette de la scène. Le regard de la civile se posa sur elle, cherchant une émotion derrière ce masque la protégeant du reste du monde. Elle ne fit qu'un simple signe de tête pour lui dire qu'il n'y avait rien à faire. Reiver avait du mal à nourrir les neuf cents bouches qui y vivaient alors ramener des personnes qui ne seraient pas utiles... Elle ne pouvait pas prendre le risque de demander au sergent de faire un geste.

Attrapant son sac, elle vérifia si elle avait encore ses rations. Regardant Eiven puis les deux captives qui osaient faire quelques pas hors de la pièce, elle attrapa un sac en toile et y glissa ses rations.

Nenia attendit que les miliciens s'attaquent à diverses tâches pour s'approcher des deux femmes et enfants. La jeune femme leur tendit un sac qui contenait toutes ses rations pour la route. Elle en souffrirait mais les captives en avaient bien plus besoin.

Reposez-vous avec nous ce soir, manger à votre faim et dès demain, nos chemins se sépareront. Prenez ce que vous pouvez pour vous défendre, discrètement. Et ne vous arrêtez pas tant que vous n'êtes pas arrivés à Steros, évitez les routes, évitez tout contact. Vous avez de quoi tenir quelques jours dans ce sac.

L'une des femmes regarda à l'intérieur et releva la tête presque émue de la situation. Nenia ne pouvait rien faire de plus, pas avec les autres soldats à leur côté. Il fut un temps où Seth et elle aurait tout fait pour les aider mais ce temps est révolu et les lieux sont différents. Elle n'avait pas d'autre choix que de se cacher et d'agir comme les autres car révéler une part d'humanité en ces lieux étaient tout simplement impossible. La femme, a qui elle donna le sac, posa une main sur son épaule et hocha simplement de la tête en guise de remerciement. Et derrière son masque, Nenia souriait.

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 Sujet: Re: [Terminé] (23/10/2480) Expédition à moindre risque, ou pas ▬ Neven   

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