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 (16/12/2480) Un bout de tissu ▬ Meëven

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 Sujet: (16/12/2480) Un bout de tissu ▬ Meëven   Ven 12 Jan 2018 - 2:33

Eiven
&
Meëk
Un bout de tissu
L'ombre de la nuit avait enclenché les lumières artificielles des allées principales de l'avant-poste. Je les regardais s'allumer, scintiller une à une. L'une d'entre elles m'interpella. Elle grésillait. M'approchant doucement, je plissai les yeux et me concentrai dessus comme m'aurait captivée la flamme vacillante d'une bougie. J'aimais bien les sources lumineuses. Elles avaient tendance à me fasciner. Mais cette lumière périclitait et me rappelait plus les bougies éteintes par le vent d'un geste inopiné. D'un trouble à venir... Je secouai la tête de droite à gauche avec un sourire niais. Liesel croyait en toutes ces choses. Les signes. Comme si une force invisible et incommensurable décidait de notre sort en mettant sur notre route des signes pour nous guider. Mon sourire s'attrista. Si cette force existait, alors des signes nous auraient prévenus de l'attaque. Nous aurions pu fuir avant qu'il ne soit trop tard. Avant que le sang ne s'éparpille et les rescapés dispersés ou enlevés... J'ignorais si je pouvais considérer avoir eu la chance de survivre. Je crois plutôt qu'ils avaient eu la chance de périr et de ne pas vivre avec toutes ces images... tout ce poids...

Dans mes bras une caisse avec des papiers que l'on m'avait demandé d'amener au recyclage. Dernière tâche de la journée et ensuite le Commandant m'avait donné congé. Un peu de repos ne me ferait pas de mal. Ces derniers jours avaient été assez calmes mais rien de reposant. Je m'étais faite petite, toute petite. Ce qui n'avait pas suffit à m'éviter une altercation pour avoir osé mettre les pieds dans la zone d'entraînement. Comme ça me manquait... Ces séances d'entraînement à l'agilité et à l'endurance... Je perdais sans doute beaucoup de mes capacités à l'arc à ne plus pouvoir m'entraîner comme je le souhaitais. Mais les priorités devaient être tenues ; ne pas causer de troubles, tenter de m'adapter, c'était plus important que de continuer à rester en forme... Je ne pensais pas que le Commandant me renverrait à l'extérieur de si tôt de toute façon. Et dans le mur d'enceinte de Reiver, j'avais l'impression que rien de l'extérieur ne pourrait m'atteindre. L'immense silhouette du dôme au loin n'était plus visible lorsque j'atteignis les ateliers. Quelques mètres et je pris l'allée qui menait au recyclage.

Avant d'atteindre ma destination, une lumière de l'allée principal que je quittais grilla, s'éteignant complètement. Le bruit de l'extinction me fit légèrement sursauter de surprise. Ce n'était pas un bruit auquel j'étais acclimatée. Je poursuivis ma route. Les allées secondaires n'étaient que très peu éclairées. L'aura lumineuse de spots plus imposants fixés à des endroits stratégiques. Ce qui rendait cette rue particulièrement sombre. Des bruits de pas se firent entendre derrière moi. J'y prêtai une oreille plus attentive et ralentis. Les pas se rapprochaient. Je repris ma route en marchant un peu plus vite. Les pas me suivaient. Je ne les discernais pas au loin. Tentant de jeter un coup d'œil, je ne vis pas ce qui m'attendait en face. Je percutai quelqu'un, le carton se renversa au sol alors que je sursautai de stupeur. Mon cœur fit un bond lorsque je vis son regard. Dans le noir, ses traits restaient les mêmes. Durs et sévères.

Il m'en voulait. Son regard noir était bien plus éloquent que toutes les paroles qu'il pouvait dire. Il pencha la tête pour voir mon bras droit. Puis mon bras gauche. Je ne portais pas le fichu grigri de Hiaana. Il avait l'air d'y tenir, à son bout de tissu. Je n'avais pas été suicidaire au point de lui demander les raisons, mais j'avais bien compris que ce n'était pas qu'un simple morceau de tissu. « Alors ? On a perdu la grâce du capitaine ? » Je reculai d'un pas à chaque fois qu'il en faisait un vers moi. Gardant une respiration calme, je regardais autour de moi s'il n'y avait pas un moyen de quitter l'endroit, une chance pour de le semer. Mais derrière, d'autres hommes étaient apparus. J'en comptais deux, mais à trois ils avaient les moyens de me retenir... Je pouvais tenter de fuir... Ma respiration se fait plus rapide, haletante. « Wernher n'appréciera sûrement pas, quelque soit le projet que vous avez à mon égard. » Il rit d'un éclat sombre. « C'est Commandant Wernher ! Il me retourna une gifle en plein visage qui me fit vaciller. C'est pas parce que tu suces le Commandant que tu vas toujours t'en sortir aussi facilement, résidu. » Je me redressai doucement. « Il sait où je suis allée et attend que je revienne... » Derrière, deux mains m'agrippèrent et me firent sursauter. « Oh t'en fait pas. Ce qu'on prévoit de te faire ne prendra pas plus de 5 minutes par personne. » Je fronçai les sourcils, comprenant leur intention. « Même pas en rêve tu me touches gros porc. » Je me baissai et donnai un coup de coude à la taille du milicien qui me tenait et me débattis pour me défaire de son étreinte. Mais sa poigne était ferme et Mikali s'avança plus près pour me saisir le menton alors que son collègue forçait pour me maintenir. « Si tu cries, je te refais le portrait », dit-il en sortant avec sa main libre un canif. Ce n'était pas de la peur qui dominait dans mes yeux à cet instant, mais une colère qui me faisait bouillonner de l'intérieur. Je me débattis une nouvelle fois, en vain.
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 Sujet: Re: (16/12/2480) Un bout de tissu ▬ Meëven   Ven 12 Jan 2018 - 3:30



► Je te l'avais dit de le garder.
Un bout de tissus
Eiven & Meëk
On pourrait dire que tu te sens nu. Quelque chose te manque et ça te rend nerveux. Tu le caches plutôt bien, bon, d'accord, tu caches tout plutôt bien. Parfois tu as l'air d'une coquille vide. À chaque fois que tu fermais les yeux, tu voyais ton fils, mort entre tes mains. Oui, ça date de treize ans, mais qui voit son fils de trois ans mourir dans ses mains? T'es assurément pas le seul, mais vous n'êtes sûrement pas nombreux. Tu es resté toute la soirée, perché sur ton bureau dans des papiers et puis d'autres. Tu ne portais pas vraiment attention à ce qui était inscrit. Tu avais cette pointe d'inquiétude au fond de la gorge qui te donnait un goût de fer. Tu lèves la têtes, il y a des bruits de pas plus loin et vu le silence du QG, tu en entends des choses. Tu fronces les sourcils avant de rouler les yeux. T'as pas envie de t'en occuper. Tu fixes les papiers et il n'y a qu'une chose qui te passe par la tête. Et puis merde. Tu balances les papiers sur le coin et tu te lèves avant de fermer la lumière. Une porte, puis une autre tu t'engages dans le couloir la mine basse, la fatigue sûrement. Une main mole contre ta nuque, tes pieds traînent contre la terre et tu te dis que ta journée est bien terminée. Tu pousses quelques grognements ici et là, la vie de bureau, c'est pas pour toi. Tu ass des courbature, due à cette position à journée longue.

Tu traines les pieds, toi, le capitaine et pourtant, tu continues à te laisser aller. Tu es seul, il te faut  bien quelques moments tranquilles. C'est majoritairement le soir que tu y arrives, tout le monde dans leur quartier, ou presque. Un couloir, puis un autre et encore un autre. Tu finis par t'arrêter net. Tu entends des rires et tu reconnais l'une des voix. Se sont tes hommes. TU fronces les sourcils et tes nerfs se compriment d'un coup, tu retrouves cette raideur qui t'es bien à toi. La tête haute tu t'avances d'un pas léger. Personne ne pourrait vraiment t'entendre en fait. Cette terre, combiné à ton entrainement et tes années de pratique, tu as l'agilité pour ne pas te faire voir, ni entendre. Quelques pas supplémentaire et une autre voix te vient aux oreilles.  « Même pas en rêve tu me touches gros porc. » Tu t'arrêtes à nouveau et tu questionnes ta mémoire. Cette voix, tu la connais et rapidement, son  visage te revient à l'esprit. Ta mâchoire se tend et déjà, elle travaille fort pour ne pas te faire mal. Un pas de plus. « Si tu cries, je te refais le portrait. » Mikali. Il allait entendre parler de toi, cet enfant de malheur. Tes poings se serrent et tu te fait toujours aussi discret. Dans un souffle, tu agrippes le col de ton sergeant pour le faire reculer. Tu croises le regard des deux autres qui s'affolent. « Lâchez-la. » Tu as ce calme olympien, celui qui est rarement vu. Lorsque capitaine Hiaana a un calme d'or, c'est là que les problèmes commencent. Ils s'exécutent et font un pas vers l'arrière. Tu ne donne pas un regard à leur cible, tu sais qui elle est. Ton regard se pose sur Mikali qui soudainement se retrouve bien tendu. Tu baisses les yeux et voit le couteau à sa main. Ce n'est qu'à ce moment que tu tournes la tête vers elle en la scrutant de haut en bas. « Capitaine elle a- » Tu lui coupes la parole en lui attrapant la tête pour la lui frapper sur le mur de pierre. Tu vois ses yeux rouler et se fermer avant de le laisser tomber au sol. Tes épaules suivent ta respiration rapide et ton regard sombre se  tourne vers les deux autres qui n'osent pas te regarder. « Alors ça. ÇA! » Tu fermes les yeux en prenant une grande respiration. Concentration Meëk, concentration. Tu venais déjà de mettre Mikali chaos, les deux autres, tu avais une panoplie d'idées en tête, mais tu devais qu'y penser seulement.
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 Sujet: Re: (16/12/2480) Un bout de tissu ▬ Meëven   Ven 12 Jan 2018 - 3:57

Eiven
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Meëk
Un bout de tissu
Bien que maintenue, je forçais afin d'essayer de me défaire du milicien. Mais sa prise était ferme et Mikali n'était pas près de me lâcher non plus. Mes yeux transperçaient les siens d'une colère flamboyante. Je n'étais pas du genre rancunière mais je n'acceptais pas de voir mon intégrité physique ainsi menacée. Je lui découvris un sourire lubrique alors que sa lame approchait petit à petit mon visage. Ma mâchoire était crispée, ma poitrine se levait au rythme d'une respiration courte et forte. L'adrénaline et la peur provoquaient ce tremblement frénétique incontrôlable. Mais alors que j'implosais intérieurement de devoir me résigner à être ainsi humiliée, une ombre se mut dans le dos de Mikali. Il l'agrippa et détacha l'emprise qu'il avait sur moi. Un sursaut et une grande inspiration presque salvatrice. Que se passait-il ? Je ne compris pas de suite. Je ne criai pas, comme si j'étais encore menacée par cette lame, tétanisée le temps de comprendre la scène. Tonnant de quelques mots l'ordre de me lâcher, le capitaine obtint des miliciens qu'ils me lâchent. Ce qu'ils firent sans broncher. Hiaana. Il me regardait, scrutateur. Je fronçai les sourcils, interdite. Était-il entrain de me défendre ou bien ce regard signifiait qu'après Mikali, c'est de moi qu'il s'occuperait ? Ses mots décousus ne m'inspiraient pas confiance. Mais j'étais incapable de bouger et de partir... J'essayais, de toute la volonté dont je pouvais faire preuve, cependant mes pieds paraissaient être ancrés au sol, comme enracinés.

La tête de Mikali rencontra le mur, ce qui provoqua un élan de stupeur. Je sursautai en portant une main à ma bouche pour m'éviter de crier. Les autres miliciens détalèrent, souhaitant se mettre hors de vue du capitaine. Ce qui n'était pas très malin, il finirait bien par les retrouver... Et moi aussi, il finirait par me retrouver. Encore sous l'adrénaline qui avait maintenu mes nerfs, je finis par réussir à bouger. J'avançai de quelques pas, les yeux humides de colère, et m'arrêtai au niveau du capitaine. Je frappai sa poitrine de mes poings en même temps. « Enfoiré ! » Criai-je sans grande intensité mais sur un ton qui traduisait la peur que j'extériorisais. Se retrouver coincée entre trois hommes et comprendre qu'on n'avait aucun échappatoire et qu'ils pourraient faire ce qu'ils veulent de moi sans que personne n'y fasse quoi que ce soit, ça matérialisait une frustration et une aigreur infernales. Il n'y était pour rien, Hiaana. En soi. Il m'avait donné ce "totem". C'est moi qui avait décidé de ne pas le porter, pour ne pas l'abîmer et risquer encore pire courroux. Mais il est là, seule âme encore animée dans les parages et je le détestais ! Bien hâtivement je l'avais jugé mais notre première rencontre n'avait pas été des plus cordiale, il faut être honnête. Et s'il s'était permis de se montrer injustement brusque envers moi, je ne voyais pas pourquoi je ne pouvais pas l'être envers lui. Son grade ? Ouais, sûrement. Mais je n'étais pas vraiment en état de considérer toutes ces étrangetés propres à Reiver. Ma colère se déchargeait sur lui mais au fond, c'était aux autres que j'en voulais. Et principalement à moi qui avais été incapable de me défendre toute seule. Un coup dans l'orgueil et la fierté. Malheureusement pour moi, c'étaient deux choses très marquées dans ma personnalités...
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 Sujet: Re: (16/12/2480) Un bout de tissu ▬ Meëven   Ven 12 Jan 2018 - 22:44



► Je te l'avais dit de le garder.
Un bout de tissu
Eiven & Meëk
Tant d'agressivité pour un seul homme. Tu t'en fiches un peu, tu es comme ça et tu es loin de t'en préoccuper. Tant d'agressivité pour quelque chose qui ne te devrait pas être important. Normalement, tu devrais être aussi indifférent qu'avec les autres. De là à te demander ce qui t'anime vraiment sur le moment. Tu lèves la main sur l'un de tes sergeants, tu t'emportes et les poings serrés, tu observes Mikali allongé au sol. Tu glisses une main agité sur ton menton et tu grognes. Un regard levé et tu croises le regard des deux autres. Tu pouvais percevoir le tremblement qui les anime. Tu fais un pas et ils détalent. Il fuit la queue entre les jambes, tel un chien battu. Tu leurs en voulais d'agir comme des imbéciles envers une civile. Tu t'immobilises et fixes le mur sans attendre quelque chose en retour. Tu pourrais continuer ton chemin, tu pourrais la laisser dans cet état et continuer ton chemin comme si rien était. Tu restes pourtant là à fixer le vide comme si tu attendais quelque chose en particulier.

Puis vient enfin une réaction. Par chance tu ne te faisais pas d'idée. En un éclaire, te voilà le torse martelé par cette brune. Tu lèves les yeux au plafond en serrant les dents. Tes poings joignent la partie, ils sont serrés, peut-être même un peu trop. Tu sens tes ongles, courts, entrer dans la chaire de tes paumes. Ta respiration se fait plus courte au contraire de ton coeur qui se débat dansa ta poitrine. Tu n'as qu'une envie, lui montrer de quel bois tu es fait et d'un autre côté, tu ne peux pas t'en prendre à elle, du moins rien de concret. « Enfoiré ! » Un mot de trop, d'un geste vif, tu lui agrippes les poignets et referment la pression pour t'assurer que les coups s'arrête. Tu baisses les yeux vers elle et croise son regard. Tu soupires en roulant les yeux. Tu la garde contre toi avec l'idée en tête qu'elle ne te frappera pas à nouveau. « C'est bon, t'as fini? » Tu observes autour de toi et fini par la relâcher la poussant à ton opposé. Tu observes ses bras un à un et croises les bras contre ton torse. « Tu n'y as pas cru hein? C'était qu'un bout de tissu hein? » Tu regardes par dessus ton épaule vers Mikali qui ne bouge toujours pas. Son réveil sera douloureux, mais sûrement pas autant que le lendemain.
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 Sujet: Re: (16/12/2480) Un bout de tissu ▬ Meëven   Ven 12 Jan 2018 - 23:12

Eiven
&
Meëk
Un bout de tissu
De l'un puis de l'autre je le frappai, mes yeux humides laissent s'échapper deux perles diaphanes sur mes joues brûlantes de l'horreur à laquelle je venais d'échapper grâce à l'intervention du capitaine. Maintenant que je n'étais plus tenue par les miliciens avec Mikali à défier, mon esprit commençait à réaliser ce qui aurait pu m'arriver si les circonstances n'avaient pas menées Hiaana sur ce chemin. Quelles étaient les chances ? Minimes, si minimes que j'en frémissais encore plus de peur. Les mains du capitaine vinrent stopper mes coups insignifiants. Je n'avais pas bien de force, mais tout de même... enfin, c'était sans compter ma fébrilité et la résistance qu'un homme de sa stature devait avoir. De toute façon, je ne voulais pas vraiment lui faire de mal. J'avais juste cédé à l'impulsion de devoir me défouler. Il restait plus confortable qu'un mur de pierre, à n'en pas douter !

Sa poigne était ferme, solide telle un roc. J'avais beau tirer mes avant-bras vers moi pour qu'il me lâche, rien n'y faisait. Malgré ma posture, sa présence me rassurait inexplicablement. Ce pourrait être un premier pas vers mon calme or, ce n'était pas le cas. Au contraire, ce sentiment m'énervait encore plus. Je n'avais pas besoin de lui... Je ne devais pas avoir besoin de lui ni de qui que ce soit d'autre... Dents serrées, je laissais mes yeux plantés dans les siens. Le regard luisant, trahissant cette peur comme une enfant sortant d'un cauchemar, entouré pourtant de cette colère qui me servait d'exutoire, je ne répondis pas à la remarque de Hiaana. Non, je n'avais pas fini... Il me lâche en me repoussant sur quelques pas que je fis en arrière, portée par l'élan qu'il impulsa en me rejetant. Le capitaine regarda un à un mes bras. J'inspirai longuement, m'attendant à être confrontée à son courroux. Hiaana affirma par l'absence de son bout de tissu à mon bras que je n'y avais pas cru. J'écarquillai les yeux tout en fronçant les sourcils. Car justement, j'avais fini par y croire ; mais y croire laissait sous-entendre que je croyais au fait que ce tissu était précieux pour lui. S'il avait été abîmé de quelque façon que ce soit, il se serait occupé de mon cas de ses propres mains. Si c'était moi qui me retrouverait abîmée, il s'en ficherait et passerait à autre chose...

Il porta son attention vers Mikali. J'en profitai pour le jauger de haut en bas. Scrutant ses détails et sa posture. « Tissu ou non, ils auraient de toute façon trouvé un moyen de m'atteindre. De toute façon je ne serai jamais en sécurité ici tant que ma situation reste ce qu'elle est et vous le savez certainement mieux que moi. » Répondis-je sur un ton sec et sans laisser transparaître la moindre once de reconnaissance à son égard. À sa façon de m'appeler "native", de me jauger et de me traiter comme une sauvageonne, il ne pouvait pas nier le fait que tout personnel n'appartenant pas à Reiver n'était pas le bienvenu dans la vie quotidienne de l'avant-poste. Le statut quo que j'entretenais avec le Commandant me coûterait de plus en plus cher à mesure que les jours s'écouleraient. Mais je ne pouvais pas me résoudre à partir seule à l'extérieur, ce serait un suicide. Et Helion... J'espérais tant de choses de ce dôme que j'avais compris les appréhensions de Wernher : tout le monde n'est pas fait pour vivre sous un dôme. Et encore moins les personnes comme lui et moi. La seule raison pour laquelle je ne lui faisais pas confiance et refusais de me rendre à l'évidence qu'Helion n'avait rien à m'apporter de bon, c'est parce que j'espérais y retrouver Liesel. Il y avait une chance infime pour qu'elle y soit. Légalement ou non, peu m'importait... Je devais trouver un moyen de me renseigner autrement que part Wernher... Mais ce soir, là n'était pas la question.
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 Sujet: Re: (16/12/2480) Un bout de tissu ▬ Meëven   Sam 13 Jan 2018 - 1:11



► Je te l'avais dit de le garder.
Un bout de tissu
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Ce regard, ce foutu regard larmoyant, luisant, vitreux. Tu détournes les yeux, un faible instant, tu revois ta femme qui te reproches ton arrogance envers ton petit frère. Tu revois ta femme qui te fait la morale à son sujet. Tu baisses les yeux et fixes tes pieds. Pourquoi est-ce que tu y arrives pas ? C'est une femme, c'est pas la tienne. Il t'a suffit qu'un petit regard pour te déstabiliser. Te déstabiliser toi ? Tu as toujours été solide comme un roc, un mental de ouf. Tu te perds un instant dans ton esprit revoyant ces moments perdus avec ta femme et ton fils. Tu n'avais rien vraiment te reliant à eux, tout ce que tu avais, c'était ce bout de tissu, ce fichu bout de tissus qui appartenait au t-shirt de ton fils, treize ans plus tôt. Tu t'attendais à ce qu'il t'abandonne après quelques années et pourtant, après treize ans, il est toujours en un seul morceau, il ne s'est même pas effiloché, pourtant il a connu l'extérieur, il a connu Helion. Il a pire. Il t'a connu toi. Toi qui n'a jamais été de main morte, toi qui a été rustre toute ta vie. Montrer la douceur n'a jamais été ton fort, surtout depuis ton départ de chez tes parents pour l'entrainement.

Ton attention se tourne vers Mikali, brave petit soldat qui normalement te rendait fier. Il trouvait toujours le moyen de montrer ce que tu représentait, mais tu n'as jamais aimé qu'il agisse ainsi, surtout pas avec tes autres miliciens. Tu l'aimais bien, tu l'aimais bien, mais là il avait dépassé les bornes. Tu en avais plus qu'assez de son comportement.  Il avait tord d'agir ainsi et les conséquences affluaient dans ton esprit. « Tissu ou non, ils auraient de toute façon trouvé un moyen de m'atteindre. De toute façon je ne serai jamais en sécurité ici tant que ma situation reste ce qu'elle est et vous le savez certainement mieux que moi. » Tu laisses un rire glisser entre tes lèvres avant de ramener ton regard vers lui. Tu glisses ta main dans tes cheveux en observant au loin. La mâchoire bien serrée, tu t'adosses un mur en mettant tes mains dans tes poches. « C'est parce que tu te laisses atteindre. Tu peux faire mieux que ça et je suis sûr que tu le sais. » Tu fais quoi là ? Tu lui donnes des conseils ? Tu sais comment les hommes peuvent faire leurs preuves dans tes rangs et ce n'est pas pour elle que ce serait différent. Tu ouvres la bouche pour reprendre la parole, mais un bruit au loin attire ton attention. Tes sourcils froncent et ta mâchoire se serre à nouveau. Tu t'approches de Hadler et tu l'accroches par le bras la tirant vers toi. Tu entends des pas, ils ne sont pas que deux. Tu la tires vers l'arrière. « On dégage. »  Tu tournes les talons et tu l'entraînes avec toi tout en la gardant près de toi. Tu jettes un seul regard derrière toi et tu presses le pas. Tu entends au loin. « Mikali!? » Le mot se propagera assez rapidement et ça ne te fait rien. Tu sais très bien le pouvoir que tu as sur eux et que ça les arrêtera assez rapidement. Tu traverses le couloir avec cette native sous le bras si on peut le dire comme ça.

On tourne, à gauche, à droite et puis le reste du trajet, c'est un automatisme. TU ne te souci plus si on vous suit, ou si vous avez la paix. Tu lèves les yeux vers les lumières et tu finis par t'arrêter avant de mettre les pieds dans le quartier des officiers. Tu tends l'oreille, personne. Tu souffles et te rend jusqu'à ta porte. Sans réfléchir, tu l'ouvres et la pousse à l'intérieur. Tu refermes la porte et revient sur tes pas. Comme de fait, voilà tes hommes qui se pointe avec cet air à la fois en colère et effrayé. « Mais capitaine, qu'est-ce qui vous as prit? » Tu gardes la tête haute et ne fait qu'un pas. Ils font un pas de reculons et tu croises les bras. « Traînez-le jusqu'à l'infirmerie. Apprenez la leçon. » Un coup au plancher et ils reculent le coeur bien serré, tu le sens. Tu attends qu'ils sortent de ton champ de vision pour revenir à ta chambre. Tu entres on poussant un soupire. Tes mains se glissent sur ton visage et toi regard se lève vers elle. « T'es un bel aimant à problème toi. » Tu laisses un rire tomber en levant les yeux. Si elle sortait maintenant c'était fichu pour elle.
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 Sujet: Re: (16/12/2480) Un bout de tissu ▬ Meëven   Sam 13 Jan 2018 - 1:55

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Un bout de tissu
Un silence de mort embaumait l'endroit et le corps inerte de Mikali ne faisait qu'amplifier l'austérité du lieu. Je sentais encore les effusions d'adrénaline me traverser, la tension retombant bien trop lentement. Hiaana se contenta de me prodiguer un conseil aussi idiot qu'inutile : ne pas me laisser atteindre... Ce qui voulait dire rester collé aux talons de Wernher ? Ou bien me barrer et prier je ne sais quelle figure spirituelle pour espérer tenir le coup toute seule ? « Tu peux faire mieux que ça et je suis sûr que tu le sais. » Je cillai, interrogative. J'avais en cela une naïveté combative, auparavant exacerbée par mon jeune âge lorsque le père de Soren m'apprenait à chasser. Je n'étais pas des plus douées au tir mais une prodige en pistage. Mais ça ne faisait rien, pour lui, j'étais capable de faire plus alors à chaque fois il me poussait à me dépasser et, croyant ses mots, je faisais tout pour me surpasser. Pour peu que cet homme me dise que j'était capable de décrocher chaque lumière cachée dans un ciel nocturne, alors j'aurais tout fait pour y parvenir. Dire que j'étais capable de quelque chose engageait bien plus qu'un simple encouragement. Ne pas réussir me détruisait de l'intérieur. Mais il en sait rien. Il peut rien savoir de tout ça ce capitaine. Alors je me reprends et secoue la tête frénétiquement de droite à gauche.

Le gradé s'apprêtait à articuler de nouvelles paroles lorsqu'il s'interrompit. Je compris sur l'instant que son attention était attirée par un élément perturbateur. Sans bouger mes pieds, je me tournai vers la direction qu'il fixait. Je tentai de déceler ce qui n'allait pas mais sans attendre, le capitaine vint me saisir par le bras et m'entraîner je ne sais où au travers des allées. Il serre tellement que mon bras me fait mal... Je peine à tenir son rythme mais il me force à rester coller à lui. Bousculée dans les virages que je parviens pas à anticiper, manquant de trébucher sur les allées sombres où je ne sais assurer mes pas, la course se termina finalement. Les blocs des officiers. Il passa sa carte accréditée et ouvrit les portes jusqu'à son bloc. Je ne comprenais pas pourquoi il avait pris la fuite. Ne suffisait-il pas qu'il sorte les crocs pour faire se coucher les miliciens de garde ? Alors que je m'apprêtais à lui demander quelle mouche l'avait piquée, il me poussa dans le bloc et referma derrière moi. « Qu'est-ce que... Hiaana ? Prononçai-je avec inquiétude. Hiaana ?! Laisse-moi sortir ! HIAANAAAA ! » Je frappai de mes poings et d'un pied contre la porte mais rien n'y ferait... Je me tournai et m'adossai sans délicatesse aucune contre la porte. Je pris ma tête dans mes mains, rageant en silence en me laissant glisser jusqu'au sol, me maudissant de toujours me retrouver dans ces situations impensables.

Les yeux fermés, j'essayais de calmer mon rythme cardiaque, de retrouver mon sang froid. Mais dès lors que mes yeux s'ouvrirent, je ne pus m'empêcher d'avoir ce frisson de gène dans le dos. J'étais enfermée ici... Certes, c'était une piaule bien plus cossue que toutes celles que j'avais pu voir de ma vie - c'est à dire pas beaucoup - et n'avait rien d'une prison. Même si tout semblait morne et terne, ça restait spacieux et confortable. On m'avait appris que les gradés obtenaient des blocs bien agencés ayant deux pièces à vivre et une chambre, avec en plus des sanitaires individuel. Un vrai palace aux yeux d'une "native". Rien à voir avec la chambre miteuse qui était attribuée aux civils : casés à deux par chambre dans des allées austères. Malgré l'espace, l'idée que toute sortie m'était impossible me rendait quelque peu claustrophobe. Je me relevai et commençai à tourner. Me récitant quelques mots rassurants comme je le faisais à Liesel lorsqu'elle avait ses crises d'angoisse, je luttai pour conserver mon calme et m'empêcher de tout foutre en l'air dans la chambre.

Soudain, j'entendis à nouveau les pas de Hiaana. Intéressant comment j'avais imprimé dans mon esprit la démarche de ses pas lourds et déterminés. Non, inquiétant en fait. Lorsqu'il entra, j'étais au milieu de la pièce, figée, bras le long du corps à le regarder avec un certain mépris dans les yeux. J'encaissais les coups, les brimades, mais je peinais à me remettre de cette soirée, de ces enchaînements et de ces péripéties, j'en étais essoufflée alors que je n'avais pas beaucoup bougé depuis qu'il m'avait enfermée. Silencieuse, je restai interdite à attendre qu'il se justifie. Qu'une "invitée" exige du regard des explications à un capitaine, ça paraîtrait fou à n'importe quelle personne intime avec la vie militaire du camp. Moi ça me paraissait normal : ce n'est pas parce qu'il porte un grade qu'il doit se permettre tant d'incivilités. Certes, ce comportement chez le Commandant m'évitait - bien qu'il en créait beaucoup plus - bien des ennuis et m'avait permis de ne pas être tuée lors de l'attaque de l'unité de défense sur le groupe qui avait tenté de me marchander. Mais je doutais que les raisons qui poussent capitaine Hiaana à agir de la sorte avec moi soient pour nourrir un quelconque dessein ni même un élan de bonté inavoué.

Ses yeux viennent capter les miens qui ne l'avaient pas lâcher d'un cil. Et dans un rire, il vint me dire que j'étais un aimant à problèmes. Un... bel ? Lui aussi devait être fatigué de sa soirée. « Je pense être la première concernée alors ouais, j'suis un peu au courant. Merci pour l'analyse pertinente. Maintenant laisse-moi sortir. » Lançai-je amèrement. Au feu le vouvoiement de rigueur, le protocole et toutes ces conneries. Je sentais que j'étais sur le point de craquer et la seule chose à laquelle j'aspirais, c'était de retourner dans mon bloc miteux et espérer réussir à fermer l'œil en suppliant le cosmos de me laisser voir demain. Ce qui n'allait pas être gagné après ce qui venait de se passer... « Je mettrai ton maudit bout de tissu dès demain. Je... je ne l'ai pas utilisé parce que... » Une lourde hésitation dans ma voix. Je ne voulais pas lui laisser croire que je cherchais à nouer une quelconque empathie mais cette phrase en suspend était déjà bien trop avancée pour rester telle quelle. « Je crois qu'il représente quelque chose d'important pour toi et que... je trouve stupide que tu prennes le risque de le voir être abîmé par une native sans importance. » D'un pas lent et peu assuré, je m'approchai de lui mais le contournai pour atteindre la porte qu'il gardait de sa stature.
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 Sujet: Re: (16/12/2480) Un bout de tissu ▬ Meëven   Dim 14 Jan 2018 - 2:27



► Je te l'avais dit de le garder.
Un bout de tissu
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Apprécier, enticher, aimer... Des mots que tu as su retirer de ton vocabulaire. Tu as su t'éloigner de toute faiblesse possible, tu te débarassais aisément de ceux qui arrivaient à attirer ton attention trop à ton goût. Tu n'aimais pas quand les gens cherchaient ton attention, c'est sûrement pour cette raison que tu t'es toujours bien entendu avec ton père. Lui qui a toujours eu cette allure de détaché, de désintéressé. Tu as toujours tout fait pour que ta mère s'y plaise dans cette habitation et c'est peut-être même pour cette raison que tu as quitté au départ. Tu as toujours eu l'impression de faire du tord à ceux trop près de toi et tu en as eu marre. Maintenant, rien ne t’atteint, normalement. Tu ne te laisses plus atteindre, que ce soit physique ou encore psychologique. Toujours froid, toujours distant. C'était plus facile comme ça. Ce sera toujours plus facile comme ça. Ne faire confiance à personne d'autre que sa propre personne. Égoïste. Égocentrique. AH! Comme si c'était qui tu étais vraiment.

Un bruit et tes nerfs sont à vif. Ton cœur se serre, tu as deux choix, leur donner le même sort que ton sergent ou te débarrasser d'elle quelque part où ils ne pourront pas l'atteindre. Tu avais décidé que la violence était suffisante pour ce soir. Tu as décidé de prendre la poudre d'escampette, les laisser derrière avec ces miettes de pain que pourraient laisser tes pas sans que tu ne le désires vraiment. Tu le sais bien que c'est vers toi qu'ils se tourneront. Tu t'en étais pris physiquement à l'un d'entre eux, malgré ton grade, ils voulaient des comptes et comment pouvais-tu dire non à tes hommes et comment manquer une occasion de leur faire dresser leurs cheveux sur la nuque. Tu avais cette image de peur qui te collait à la peau et la nourrir ne te faisait aucun mal. Ça te plait en fait que les gens aient peur de toi, ça te plait que peu sont ceux qui t'apprécient. Tu ne causes pas la douleur par ta disparition, si jamais elle est. Tu avais refermé la porte derrière elle, derrière toi, entre vous et tu reviens aisément sur tes pas. Tu avais bien prévu la suite. Nez à nez avec tes hommes tu gardes ton sang froid, comme toujours. Il leur a pris un temps avant d'oser prendre la parole, mais ils l'ont fait. Tu es resté calme et détaché.

Tu l'avais laissée seule dans tes quartiers. Tu l'avais laissée sans même lui glisser un mot. Quelqu'un lui aurait dit t'attendre et toi tu te contentais de lui refermer la porte en silence pour l'y abandonner. Parfois, tu l'es... Con. Tu ne le diras jamais bien haut, mais ta froideur ne te donne pas droit à la faiblesse. Tu t'es assuré que tes hommes avaient bien quitté les lieux avant de revenir à nouveau sur tes pas. Faire constamment des allers-retours, tu en attraperais le tournis. Tu repousses la porte pour prendre place dans la pièce. Elle se referme derrière toi et ton regard se pose sur elle. Au centre de la pièce et tu t'arrêtes en croisant les bras contre ton torse. Un fardeau ? C'est à se demander si elle l'est ou non. Elle savait se traîner dans les problème et elle avait réussi à te mettre un sourire sur la gueule un moment. Tu crus revenir en enfance quand Notarys faisait des bêtises. Penser à ton frère efface ton sourire à nouveau. « Je pense être la première concernée alors ouais, j'suis un peu au courant. Merci pour l'analyse pertinente. Maintenant laisse-moi sortir. » oh mais l'arrogance dans cette femme te rend indécis. Est-ce que tu devais lui en vouloir de te parler de cette façon, ou devrais-tu en rire. Tu restes donc neutre, stoïque, comme si ça ne te faisait ni chaud ni froid. Tu retiens ce sourire qui cherche à se glisser à sa vue. « Je mettrai ton maudit bout de tissu dès demain. Je... je ne l'ai pas utilisé parce que... » Tu te redresses le dos droit lorsqu'elle s'arrête. Tu fronces les sourcils, intrigué. Tu inclines légèrement la tête démontrant ton interrogation et la suite vint d'elle même. Tu n'as pas eu à parler. « Je crois qu'il représente quelque chose d'important pour toi et que... je trouve stupide que tu prennes le risque de le voir être abîmé par une native sans importance. » Ô si seulement elle savait, si seulement elle connaissait l'histoire. Ou si seulement elle fouillait un peu, elle tomberait sur cette photo que tu as gardé. Cette photo de famille sur laquelle tu as l'air heureux, avec ta femme et ton fils. Tu te tais, sans raison d'user de la parole.

Elle s'avance, d'un pas léger, mais elle s'avance. Elle songe vraiment à quitter tes quartiers ? En plus d'attirer les problèmes, elle les cherche en plus. Tu arques un sourcil et serres la mâchoire. Plus elle approche et plus tes poings se serrent. Tu restes à ta place, mais dès qu'elle fut trop près de la porte, tu allonges le bras pour lui barrer la route. La tension fini par se relâcher et tu t'interposes entre elles. Tu fais un pas vers l'avant, entre ses jambes pour la forcer à reculer. Tu ne la touches pas, tes bras ont cadrés ton tronc en plongeant ton regard dans le sien. Aucune malice, aucune agressivité dégagées. Tu fais quelques pas encore puis tu t'arrêtes. « C'est idiot de vouloir sortir d'ici. Si tu cherches les problèmes, c'est un bon moyen de te faire prendre. Tu peux passer la nuit ici. Ce sera... Plus sécuritaire pour toi. » Tu prenais un risque de la garder chez toi, mais bon, ce serait pas la première fois que tu prendrais des risques.
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 Sujet: Re: (16/12/2480) Un bout de tissu ▬ Meëven   Dim 14 Jan 2018 - 8:41

Eiven
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Un bout de tissu
Sans trop d'incertitude, je compris que mes spéculations sur le tissu qu'il m'avait confié n'étaient pas si fausses que ça. Son silence pouvait laisser planer le doute, mais je restais sûre de moi. Ça m'étonnait qu'il ne cherche pas à s'enquérir d'où j'avais pu le laisser ou encore à vouloir le récupérer. Mais ça ne faisait rien. Je voulais sortir et retrouver mes quartiers pour partager les insomnies de ma colocataire. Il me serait très difficile de trouver le sommeil avec toute cette tension qui nouait chacun de mes muscles et faisait bouillir mon esprit. Ce genre d'incidents, je ne pouvais pas les reporter à Wernher sans que ça n'ait des conséquences pour les miliciens et, tel un cercle vicieux, qu'ils viennent à m'en tenir rancœur. Une boucle où le serpent se mordait la queue. Le mieux que j'avais à faire, c'était d'encaisser et de supporter. Tenter de m'en sortir au mieux face à ceux que l'ombre du Commandant ne suffisait pas à intimider. Tous savaient que je n'avais pas à être ici. Reiver n'est pas un refuge pour survivants. Sans rien apporter au fort, on se retrouvait dehors ou pire... Et je sentais que ce jour allait inéluctablement arriver. Une angoisse de plus que j'essayais d'oublier, d'éloigner de mes pensées.

Alors que j'arrivai à portée de la sortie, le bras de Hiaana se tendit pour me barrer la route. Il n'avait pas prononcé un mot sur mes paroles ou sur ma désinvolture, confirmant une précédente pensée : la journée a eu son lot de batailles futiles. Pour moi, elle avait eu son lot de bienséance et de faux respect plus hypocrite qu'un sourire plein de sarcasmes. Son silence tenait pourtant lieu d'un certain charisme et lorsqu'il se planta entre la porte et moi, avançant d'un pas, je reculai sans vraiment m'en rendre compte. Je le fixais d'un œil dubitatif. L'incident de ce soir était loin d'être réglé... Si je passais cette porte, il s'assurait que les problèmes, je les trouverais de moi-même. Je cillai et fermai les yeux. Agacée par cette impasse dans laquelle je me trouvais, je mordillai mes lèvres intérieures. Le capitaine me proposa de rester ici cette nuit. Dans son intonation, ça n'avait rien d'une proposition, mais plutôt d'un ordre. Si tous les ordres étaient donnés de la sorte, Reiver serait une force tranquille paisible et sereine. Mais c'était loin d'être l'ambiance... Quelle mouche l'avait piquée ? « Étrange... quand vous exigez quelque chose de quelqu'un d'habitude vous agrippez la personne et la plaquez contre un mur en l'étouffant sous vos muscles », lançai avec sarcasme avant de soupirer et de détourner mon regard du sien.

Je n'aimais pas l'idée d'avoir quoi que ce soit à lui devoir. Être redevable c'est accepter d'assumer qu'à un moment, on n'a pas pu se débrouiller seul. Concrètement, je n'ai que rarement eu l'occasion de me débrouiller seule. Dehors, j'avais une famille, avant qu'on ne me l'arrache. Les personnes qui m'ont traînées jusqu'à Helion protégeaient leurs prisonniers. Et Reiver, puis plus précisément Wernher, avait épargné ma vie et permis de partager sa vie. À y regarder de près, je n'avais jamais été seule. Même si malgré tout ce monde à l'avant-poste, je n'avais jamais ressenti autant le poids d'une solitude intense. Je n'avais jamais vraiment fait le deuil de ma famille et n'avais pas encore totalement accepté l'idée de me retrouver enfermée entre ces remparts... Ce qui rendait les choses beaucoup plus difficiles à vivre alors qu'en réalité, la vie ne m'avait jamais paru aussi simple qu'en ces lieux. Peut-être ma fierté mal placée qui me poussait à refuser ce que pouvait m'apporter l'avant-poste et ceux qui s'y trouvaient. Même si je voulais refuser l'aide de Hiaana, je devais me résigner. Ce que je fis en gardant le silence et en me retournant pour trouver un endroit où me caler sans le déranger. Une chaise et une table pour me coucher ou même un bout de couverture sur le sol ferait l'affaire. Je ne comptais de toute façon pas passer une nuit de rêve. Me faire oublier allait sûrement être la meilleure solution. Non. En vérité, je n'arriverai pas à rester tranquille. Je me retournai vers lui et m'approchai si près que je devais lever le menton pour le regarder dans les yeux. « Vous auriez pu nous éviter, là-bas. Passer votre chemin ou faire demi-tour sans que personne ne s'en aperçoive et rien n'aurait pu vous être reproché. Pourquoi m'avez-vous aider jusqu'à assommer l'un de vos hommes ? » Les yeux plein d'intrigue et de cette curiosité dont je ne savais me défaire, j'attendais qu'une explication sorte d'entre ses fines lèvres sans ciller.
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 Sujet: Re: (16/12/2480) Un bout de tissu ▬ Meëven   Lun 15 Jan 2018 - 3:46



► Je te l'avais dit de le garder.
Un bout de tissu
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Tu as tendance à être direct quand tu veux quelque chose, ou quelque chose te déplaît. Tu ne cacheras jamais lorsque les choses ne vont pas dans le sens que tu veux. Tu as tes demandes et majoritairement, les gens les suivent. Te faire marcher sur les pieds ? Jamais quelqu'un n'oserait. Tu savais bien que tu te foutais dans la merde toi aussi, assez facilement faut le dire. Tes hommes savent très bien que tu peux porter la poisse, mais tu reviens toujours en vie et en un seul morceau. Tu n'as aucune idée pourquoi tu as traîné cette femme dans ton chez toi. Pourquoi est-ce que tu faisais autant d'efforts quand tu pouvais la laisser à son triste sort ? Là c'est à se demander ce qui peut bien se passer dans ta tête quand elle est dans les parages. C'est étrange comment tu parais attentionné parfois, sans même y aller avec douceur. Tu n'y croirais pas si on te disait que tu tenais à quelqu'un. Tu rirais à gorge déployée. Mais c'est vrai, tu tiens à des gens, tu ne l'assumes pas et tu n'y crois pas. Tu es un peu comme un père qui prend tout le monde pour son enfant. Faut avouer qu'à voir son fils de trois ans mourir dans nos bras, on devient froid et c'est bien ce qui t'es arrivé.

Ton regard se perd dans le sien, mais tu restes le dos droit, sérieux, trop sérieux, vu l'heure. T'as pas besoin de gamineries, t'as pas besoin de prise de bec. Si tu pouvais simplement t'écraser sur le canapé et fermer les yeux sans conneries, ce serait parfait. Tu n'as jamais su faire d'offre agréable, tu n'y allais qu'avec les ordres, c'était plus facile et assez direct. Comme si le fait de te faire dire non te dérangeait. C'est quelque peu vrai en fait. Tu n'aimes pas quand on refuse un ordre direct et ça te met hors de toi. « Étrange... quand vous exigez quelque chose de quelqu'un d'habitude vous agrippez la personne et la plaquez contre un mur en l'étouffant sous vos muscles. » Tu arques un sourcil, tu n'as pas envie de te prendre la tête. Tu hausses les épaules sans pour autant donner à ses mots de l'importance. Tu laisses tomber quelques mots, complètement détachés. « C'est pas faux, mais tout dépend ce que je cherche à atteindre. » Puis elle s'éloigne. Tu glisses une main dans tes cheveux avant de presser le pas pour la dépasser. Tu rejoins une armoire à la cuisine et en sort un verre. Tu t'arrêtes, poses tes mains sur le comptoir et jettes un regard par dessus ton épaule. Tu pestes silencieusement avant d'en sortir un autre. Tu traverses la cuisine pour rejoindre ce rangement dissimulé. Tu frappes un coup pour ouvrir le double fond et ta main s'y glisse pour en sortir une vieille bouteille vitrée. Tu te redresses et reviens vers les verres. Tu l'ouvres sans forcer et tu en verses un fond dans un et puis dans l'autre. Tu les prends faisant quelques pas pour en poser un sur la table. La bouteille en main tu te laisses tomber sur le canapé en levant tes pieds sur la table basse. « C'est une bonne question, mais je l'ai prise. »
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 Sujet: Re: (16/12/2480) Un bout de tissu ▬ Meëven   Lun 15 Jan 2018 - 14:11

Eiven
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Un bout de tissu
Il resta de marbre, las et désintéressé dans un silence sévère. Il n'avait pas l'air d'en avoir quoi que ce soit à faire en vérité. Ce qui était d'autant plus dénué de sens... Cette versatilité me décontenançait. Baissant les yeux, je m'éloignai d'un pas et croisai les bras après avoir entendu ses quelques mots. Il ne tenait pas à ce que je reste ici autant qu'il voulait que je crache les détails de la dernière mission punitive. Sans ce fichu rapport, je n'aurais pas été dans cette merde et lui n'aurait jamais eu le choix de me cloîtrer ici ou de me laisser être violentée. Tout ceci ne découlait que de ses actes à lui. Au moins assumait-il en partie en me laissant la possibilité de rester ici. Ce n'était pas ce qui me rassurait le plus, mais je préférais être là que de voir les sbires de Mikali me tomber dessus. À force que des tords leur soient causés, ils ne se donneront même plus la peine d'essayer de me laisser en vie si ça continue... Au moins pour cette nuit, j'éviterai de croiser leur chemin et qu'un nouvel incident ne se produise.

Malgré mes efforts pour oublier ce qui s'était passé, je ne parvenais pas à me calmer. Bien que d'apparence je puisse paraître moins nerveuse, ce n'était en rien représentatif de ce que je renfermais... Et encore, je ne songeais même pas à ce que ces hommes auraient pu me faire. Restant dans un certain déni en me disant que de toute façon, ils n'auraient rien fait, ils n'auraient rien pu me faire. La dénégation était sans doute ce qui m'aidait à tenir la distance. Que ce soit l'incapacité d'assumer des événements de mon passé ou ce qui aurait pu arriver d'encore pire. Oh la liste n'était pas bien longue, incluant le massacre de mes parents, la perte de ma sœur et de mon meilleur ami disparus, les premiers jours à Reiver passés dans une cellule à être torturée le temps que je vienne à coopérer. Mais tout ceci réuni dans un laps de temps si étriqué qu'inconsciemment, je ne réalisais pas ce que ça impliquait. Et je ne voulais pas réaliser tout ça.

Hiaana me dépassa d'un pas sûr. Je le suivis du regard jusqu'à ce qu'il se rende dans la pièce d'à côté. Sans le suivre, je tournai dans ce salon et observai les bibelots qui s'y trouvaient. Il n'y avait rien de bien personnel, à part cette image. Je m'en approchai doucement, déliant mes bras pour m'apprêter à m'en saisir pour l'observer de plus près lorsqu'il revint. Je me ravisai d'un pas de recul. Le capitaine posa un verre sur la table et s'écroula dans le canapé. Je n'insistai pas à tenter de le comprendre. Observant toujours une certaine amertume envers lui. Je n'étais pas rancunière, mais lui en vouloir m'était facile et m'aider à gérer cette tension dont je ne savais me débarrasser. Déduisant sans mal que le second verre était pour moi, je m'en approchai et le saisis pour le boire. Un fond de je ne sais quoi... Je le bus d'un trait, assoiffée. Et toussai en mettant ma main devant la bouche. Ma langue et ma gorge me brûlait et quelques secondes après, je sentis la chaleur de l'alcool m'enrober de l'intérieur. Bien que la sensation me surpris, ça n'était pas si désagréable que ça. Le goût avait beau laisser à désirer, une légère teinte florale ou fruitée - je n'étais pas une émérite en calmant pour personne mourante - se décelait une fois la brûlure passée.

De pas mesurés, je rejoignis Hiaana sur le canapé, posant mon verre sur la table basse, non loin de la bouteille. Après quelques longues secondes, je rompis le silence qui s'était installé. « Je ne vous remercierai pas, lançai-je sèchement sans le regarder, les yeux rivés dans le vide en face de moi. Tout ça ne serait jamais arrivé si vous m'aviez oubliée le jour du rapport. Ce qui s'est passé cette nuit, c'est uniquement à cause de vous. » Je me penchai en arrière jusqu'à ce que mon dos repose sur le dossier du canapé et si enfonce. « J'ai beau attirer les problèmes, vous avez l'air doué pour les créer », lançai-je gratuitement au capitaine en toute impunité. Je ne cherchais pas particulièrement à le provoquer, mais j'avais besoin d'extérioriser mes pensées. J'aurais tant aimé avoir pu m'en sortir toute seule dans cette allée... Pouvoir me débrouiller sans être redevable de quoi que ce soit à cet homme... Il m'énervait et nos rencontres semblaient nourrir ce sentiment persistant. Même si en réalité, cette colère je devais la rediriger vers moi, il était bien plus facile de le tenir lui responsable de mon incapacité à faire face aux problèmes. En tout cas ceux qui concernaient Mikali et Aidan. Même si je n'avais pas vu ce dernier cette nuit. Sans doute tenait-il plus à sa place que Mikali qui, lui devait préférer son ego.
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