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 (28/12/2480) (Terminé) Trained with pain part. 2

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 Sujet: (28/12/2480) (Terminé) Trained with pain part. 2   Mer 17 Jan 2018 - 20:37

Eiven
&
Krymov
Trained with
pain

-
- ...avant d’arriver à Reiver, Sergent?, rectifia-t’il en lui lançant un regard en coin.

Il soupira. Il avait du parler de son passé une bonne quarantaine de fois depuis qu’il était arrivé ici. Ce n’était pas qu’il en avait honte, sa vie à Steros avait été décevante, engoncée entre la loyauté et la déception des mensonges du dirigeant local, et sa vie de raider...peu importait. Le passé était le passé, et il n’avait pas à ressentir le moindre sentiment négatif a l’égard de son existence :  elle l’avait forgée, avait fait de lui l’homme qu’il était, le Sergent de Défense Krymov Sherkan. Combattant et survivaliste d’élite. Formateur craint de la quasi-totalité de la milice pour son tempérament à mi-chemin entre le battage de gonades intensif et la fureur destructrice, selon l’humeur. Krymov reporta son regard sur la jeune femme en arrêtant leur marche.

- En général, c’est l’instructeur qui se renseigne sur son élève pour être le plus efficace possible, pas l’inverse, mais soit. T’es bien la seule à deux bornes à la ronde à pas savoir que j’ai bourlingué ni combien de temps. Né à l’Extérieur, dehors jusqu’à mes 23 ans, 7 ans à Steros, 5 ans ici, pour le moment, bientôt 6. J’espère que ça répond à ta question.

Il reprit la marche en l’incitant, d’un signe de main, à le suivre. Son plan d’action vis à vis d’elle était bien défini, et il comptait bien s’y tenir pour rendre son enseignement plus efficace. Probablement plus douloureux, certes, mais surtout plus efficace. Son bloc faisait partie de la seconde rangée de la partie du camp des officiers, parmi les premiers. Il en déverrouilla la porte rapidement, pour révéler une salle nue : des murs et un sol de béton, trois caisses métalliques remplies de ses affaires, poussées contre les murs, les commodités d’usage et un lit basique. Un style qu’on aurait qualifié, avant 2100, de « spartiate ». C’était ce qu’il lui fallait pour se maintenir dans sa dynamique militaire. Une vie simple, rythmée par le travail, qui ne lui remémore pas trop ses périodes précédentes sans pour autant les lui faire oublier (et effectivement, le bloc, ainsi aménagé, lui rappelait sans peine les prisons militaires de Steros, auxquelles il avait rendu visite pour des séjours cours deux ou trois fois. Les joies d’un tempérament fort au royaume des contrôlés. Il lui tint la porte pour qu’elle entre dans l’espace éclairé par une lampe de plafond crépitante. Si ce n’était la taille et les commodités individuelles, l’endroit était encore moins accueillant que la majorité des blocs de miliciens du rang, mais au moins y avait-il sans mal la place de se mettre sur le râble.

- J’reviens un peu en arrière : t’as eu « de la chance » de t’en être sortie, tu dis ? Ta chance, Hadler, c’est d’avoir ce bagage. Ca fait mal, c’est lourd à porter, peu importe ce qu’il contienne, mais surtout, c’est de la tristesse, de la douleur, de la culpabilité, un sentiment d’abandon – avoir et avoir été abandonnée – et tout ça, ça constitue c’que tu es. Ca te définit. C’est TA vie. , déclara-t’il en lui flanquant son index en haut de la cage thoracique, en dessous de la base du cou, C’est un tas d’émotions et de sentiments, tous puissants, et c’est ça qui t’rendra dangereuse. Mon job, c’est d’t’apprendre les gestes, corriger les postures, mais surtout, c’est d’te faire prendre conscience de ça. De t’permettre de lâcher la pression à volonté, et d’la remballer à volonté aussi. Ferme les yeux. Maint’nant.

Il était planté devant elle, la dominant de quinze bons centimètres, balançant sa veste sur son lit, son couteau bien rangé dans le holster à sa cuisse. Il en vérifia l’attache sans la lâcher du regard, attendant qu’elle aie clos ses paupières.

- Inspire profondément, expire jusqu’à te vider les poumons. 7 secondes d’inspiration, 8 secondes d’expiration. J’veux qu’tu sentes l’air aller jusqu’au fond d’tes bronches, l’oxygène partir dans tes muscles, tu t’détends et tu t’concentres sur ta respiration. J’vais t’dire de penser à diverses choses.  Tu vas l’faire. Si tu chiales, c’est pas grave. Si tu t’énerves, c’est pas grave. Si tu t’évanouis, c’est con mais c’est pas grave non plus. J’veux pas qu’tu contrôles. Fais tomber les barrières., dit-il calmement en prenant ta main pour poser le dos de tes doigts contre sa mâchoire, puis son plexus et ses épaules, une à une. Si t’as envie de taper, ma gueule est là, mon plexus, là, mes épaules, là. Le reste, tu te démerdes pour trouver où c’est. J’veux que t’imagines chaque chose que j’te dis comme si c’était un tableau. Lâche-toi quand t’as besoin. Image 1 : toi, ta famille, moment heureux. Tous ensemble. Le calme. Tout va bien.., poursuivit-il avant de laisser quelques secondes s’écouler en répétant de plus en plus doucement « tout va bien »...et reprendre plus haut, d’un coup. Et le tableau crâme, d’un coup, plus rien. Tes proches, autres que ta famille, juste avant leur mort. Une mosaïque qui te les montre tous. Ceux qui souffrent, ceux qui meurent paisiblement...Tous. Puis les morts douces disparaissent peu à peu. Ceux qui souffrent restent là. Ils méritaient pas mieux, y a pas d’innocents. Et qu’ils aillent pourrir dans une fosse. Quelques secondes passèrent à nouveau tandis qu’il préparait la suite sans cesser de l’observer. Se reculant d’un pas, silencieux, ses mains prêtes à accueillir un coup éventuel, il reprit. Image suivante. Toi. Douleur. Fatigue. Environnement sombre. Peur. Qu’est-ce que tu fais là ? Qu’est-ce qui t’es arrivée ? Qui t’a fait ça ? Revois tout. En détail. Et réfléchis aux causes et conséquences. Je veux que tu voies les visages de tous les coupables que tu as rencontrés dans ta vie. Maintenant, reportes. Reportes tout. C’est tous des anges à côté de moi, j’t’assure. Si ça se trouve, c’est p’têtre même bien moi qui leur ai refait le portrait, à ces types que t’aimais bien. C’est chacun pour son cul, dehors, j’me souviens pas les visages de toutes mes victimes...Mais tu sais quoi ? Je regrette rien. J’suis pas à une ou deux pourritures près. Toi non plus, d’ailleurs. Mais toutes ces pourritures que t’as pu descendre, ils avaient une famille, des amis, eux aussi. Et toi tu te lamentes pour la tienne alors que t’as du en briser quelques unes aussi. Parce que t’es qu’une pourriture comme les autres. Rouvre les yeux !

Il lui décolla une claque magistrale en la repoussant un peu, se mettant en position de combat, l’air mauvais. Il avait de nouveau ce regard de prédateur, cette allure de pillard sans foi ni loi, d’ordure de dernière génération. Une attitude qui remontait à une douzaine d’années dans sa vie, une attitude provocante au possible. L’alcool n’était pas là pour rien. Il avait fait exprès de la faire boire un peu, sachant pertinemment que la douleur vive qu’elle subirait l’amènerait à boire plus d’une gorgée, pour la sensibiliser un peu plus à l’exercice.

-Et si c’était moi qui t’avait infligé tout ça, hm ? Tu ferais quoi ? Tu te mettrais à pleurnicher comme une môme à qui on a chipé son joujou ? T’irais te réfugier dans les jupons de ta mère ? Hm, vue ta tronche, ça va être compliqué. Va falloir trouver une alternative, et vite, parce que si c’était ma faute...J’pourrais être tenté de finir le boulot, petite. Alors, tu préfères quoi ? ME tuer, ou ETRE tuée?! la provoqua-t’il en haussant le ton, se rapprochant vivement pour lui en décoller une seconde, partie de la hanche d’un coup sec, et certainement pas à allure réduite, avant de la fixer, mâchoire crispée, avant de siffler entre ses dents pour attirer son attention, main posée sur son holster à couteau et lâcher doucement : Tu vas sortir c’que t’as dans le ventre, où j’dois t’ouvrir pour regarder?
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 Sujet: Re: (28/12/2480) (Terminé) Trained with pain part. 2   Mer 17 Jan 2018 - 20:57

Eiven
&
Krymov
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Je cillai longuement à se reprise. L'étiquette n'était pas ma tasse de thé et ce malgré les semaines que j'avais passé à Reiver. Ce n'était pas la première fois qu'on me reprenait dessus et ne serait pas la dernière ; les rangs avaient beau être différents, je ne voyais pas pourquoi le rappeler à chaque phrase était pertinent... Je m'arrêtai au même pas que lui, le fixant lorsqu'il me fit face. Le sergent m'expliqua que c'était à l'instructeur de se renseigner et non l'inverse. Mais je considérais l'apprentissage différemment, trouvant un intérêt à savoir qui m'entraînait. Je me contentai alors d'opiner du chef en gardant les autres questions que cet énoncé m'inspirait. Pour une fois, j'arrivais à tenir ma langue et à ne pas passer pour une impertinente de premier choix, ce qui aurait sans doute ravis Eil. Directeur Eil. Nous reprîmes notre chemin. Je suivais de près Krymov, observant les alentours en espérant que notre passage resterait inaperçu. Il passa sa carte d'accréditation dans la fente de la porte de son bloc et m'invita à y entrer.

La pièce était des plus sobres, allant même donner un aspect austère et lugubre à ces lieux. Assez inquiétant. Pour le coup, ça n'avait rien d'impersonnel : ça avait l'air, au contraire, très représentatif de l'instructeur. Ce qui n'était pas sans dénoter une certaine tristesse. Si son quotidien restait ponctué d'entraînements et de cet environnement terne, alors ce sergent devait passer à côté de bien des choses dans sa vie... ou peut-être était-ce un choix assumé pour ne plus avoir à faire aux désagréments qu'impliquent ces choses. Je m'avançai de pas lents jusqu'au milieu de la salle pratiquement vide. Il vint se planter devant moi pour revenir sur les mots que nous avions échangé pendant le trajet. Pour lui j'étais chanceuse d'avoir ce fardeau. À croire qu'à ses yeux, il s'agissait d'une bénédiction. Je mordillais mes lèvres de l'intérieur, refusant de m'identifier à ce que Krymov décrivait en me pointant de son index.

Le sergent finit en me demandant de fermer les yeux. Soupirant, je laissai mes bras ballants et m'exécutai sans faire d'histoire. Je calquais ma respiration sur ses indications, tenant le rythme imposé qui, rapidement, devint naturel. Je sentais mes muscles se détendre un à un. « J’vais t’dire de penser à diverses choses. Tu vas l’faire. Si tu chiales, c’est pas grave. Si tu t’énerves, c’est pas grave. Si tu t’évanouis, c’est con mais c’est pas grave non plus. J’veux pas qu’tu contrôles. Fais tomber les barrières », demanda-t-il toujours sur son ton placide. Je frémis d'un léger sursaut lorsqu'il vint prendre ma main. Rapidement je compris le chemin qu'il me faisait sans vraiment comprendre l'exercice qui m'attendait.

Les yeux toujours clos, je me prêtai au jeu, respirant au même rythme lent et profond. Mes traits se détendirent. Le souvenir de Liesel se dessina en premier avant que j'y rattache un souvenir heureux partagé avec mes parents. Une mélodie que j'aurais juré entendre à l'instant présent accompagna ce songe. Ma respiration restait régulière. Tout va bien... sa voix résonnait d'un écho rassurant. Mais la suite des paroles de Krymov m'éloigna de ce réconfort. Je le sentis faire un pas en arrière. Je devais me concentrer pour conserver ma respiration au rythme demandé. Peu à peu, mon visage se crispait d'inquiétude. Puis je me retrouvai dans l'obscurité la plus totale à ressentir chaque émotion qu'il décrivait. Ma respiration se faisait plus forte, moins régulière malgré ma concentration à compter les secondes. Mais les images étaient plus fortes. Le sang m'entourait, les yeux de ma mère m'imploraient alors qu'au loin, Liesel s'enfuyait. Je me retins de prononcer son nom, de l'appeler. Les assaillants sourient à la vue de tout ce sang et l'un d'eux se voit prêter les traits de Krymov. Mes yeux sont toujours clos mais je sens les larmes qui s'apprêtent à en sortir. Je les retiens tout comme je me retiens d'exploser. Mes muscles sont tendus à l'extrême et ma tête me donne l'impression de bouillir, j'oublie de respirer. « Rouvre les yeux ! » Oui, par pitié. Un mélange de terreur et de haine traverse mes iris plantées dans celle de Krymov.

Ce fut une claque qui m'accueillit dans la réalité. Je sentis une colère noir monter en moi. Perturbée par l'exercice et sans doute également par l'alcool, je ne parvenais plus vraiment à faire la part des choses. Les nerfs montaient et montaient à mesure qu'il aboyait ses mots tel un serpent inséminant son venin. Mon regard devenait noir mais je tenais bon, tentant de retrouver la respiration qu'il m'avait demandé de garder. Mais je ne parvenais pas à rester calme. La rage montait encore, me serrant les poings et verrouillant mes yeux dans les siens. Je n'allais pas chialer ni chercher refuge dans les jupes de ma mère. C'était tentant, mais la réalité était que je n'avais plus de mère et que même de son vivant, je n'avais jamais cherché refuge auprès d'elle. Je connaissais le monde, je savais qu'il ne fallait dépendre de personne. Mais c'était difficile... de plus en plus difficile... Raison pour laquelle j’étais restée à Reiver. Je ne voulais plus me retrouver livrée à moi-même... La peur et une fatigue qui dépassait la fatigue physique contre laquelle je livrais un combat depuis l'irruption de Drake... Capitaine Drake, dans mon bloc.

Une deuxième claque. La colère et les nerfs laissèrent s'échapper les larmes qui menaçaient de choir depuis déjà de longues secondes. « Arrête ça !!! » Gueulai-je en me redressant face à lui. « Arrête !!! » Répétai-je aussi violemment en le poussant de mes mains sur son torse. « Ferme-la connard ! » Échappai-je avec véhémence en projetant mon poing dans sa mâchoire. L'adrénaline traversait mon corps de part en part dans une décharge propulsant mes coups dans un élan que je ne maîtrisais pas. Mais sur l'instant, je voyais tellement noir que je m'en fichais complètement de lui faire mal ou non. Un nouveau coup de mon gauche, puis du droit. Un coup de pied sur son genou et un nouveau coup de poing sur son flanc gauche. Je me déchaînai sans relâche, les yeux embrumés de larmes, gémissant de cette colère qui semblait mon consumer. J'ignorais d'où pouvait venir cette énergie, incapable de penser à ce que je faisais. Lâcher prise... C'était ce qu'il voulait ? À mesure que j'enchaînais les coups, je sentais l'air me manquer et mes jambes faiblir. La rage passée, Krymov finit par me stopper. Bien que je n'étais pas totalement vidée, je me sentais plus légère. Pas vraiment soulagée, mais plus légère. J'éclatai en sanglots, manquant de m'effondrer à terre. Mes poings tentant encore de frapper le sergent sans plus aucune force. J'étais complètement déboussolée, perdue. Je n'aspirais qu'à une chose : qu'il me laisse tranquille. J'avais besoin de me reposer et de comprendre ce qui s'était passer. Mais, ajoutant à ma détresse, je doutais que le repos soit au programme. Je doutais d'être capable de survivre à une telle journée...
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 Sujet: Re: (28/12/2480) (Terminé) Trained with pain part. 2   Mer 17 Jan 2018 - 21:46

Eiven
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Krymov
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- Arrête ça !!! Arrête !!!

Elle réagissait encore mieux à l'exercice qu'il ne l'avait prévu. Si elle racontait sa journée au commandant, il se ramasserait sans doute une belle tannée, mais peu lui importait, l'efficacité de l'entrainement passait largement avant l'éthique que pouvait lui demander Wernher. Il voulait des résultats, il les aurait, c'était aussi simple que ça. Certes, il fallait qu'elle reste en état, c'était un fait indéniable, mais en état de quoi? Un peu de repos, de nourriture, de la théorie pour l'après-midi, et elle serait capable de tenir debout jusqu'à 21h...grand maximum. Mais c'était déjà mieux que ne pas tenir debout du tout, comme certains avaient pu en faire l'expérience en passant entre ses mains en début de formation. La première chose qui l'interpella fut le fait qu'elle le tutoie. Même si elle oubliait l'étiquette (en réalité, il s'en caressait les noix avec une cuiller à soupe, mais c'était une question d'image vis à vis des gens du rang, pour lui comme pour tous les officiers et plus), jamais elle ne se serait permise en temps normal de le tutoyer sans sa permission, et il s'en amusa royalement : c'était signe que la barrière de l'instructeur venait de tomber sous la rage qui l'habitait. C'était là exactement ce qu'il attendait, et c'était annonciateur de bien plus qu'une simple engueulée. Elle le poussa fermement, sans qu'il n'oppose de résistance, reculant d'un bon mètre sous la poussée. Vinrent ensuite les insultes, ce qui annonçait la phase 2 : elle se sentait "pousser des ailes", tentait par les mots de prendre sur lui un ascendant qu'il aurait pu ne pas lui laisser, mais tel n'était pas l'objectif de la manoeuvre.

- FERME-LA CONNARD !

- Ben alors, on se réveille enfin? C'est pas trop tôt petite, j'ai failli m'endormir! Allez! Un peu d'nerf!, lança t'il en l'invitant de ses bras ouverts à faire plus que l'insulter.

Elle tremblait de rage jusqu'à enfin essayer de lui éclater les dents d'un direct du poing gauche, qui se dirigea vers sa mâchoire bien plus vite que les offensives précédentes qu'elle avait eues à son égard lorsqu'ils étaient sur le terrain d'entraînement. Elle se lâchait enfin. Il évita l'attaque sans trop de peine, se préparant aux suivantes, qui ne tardèrent pas à suivre. Poing gauche, de nouveau, puis poing droit, les deux fauchèrent le vide, parés par le sergent habitué à ce genre de manifestations de colère. Il la laissa asséner son coup de pied au genou, changeant simplement son appui. La jambe d'Eiven, de fait, toucha juste au dessus de l'articulation, le faisant froncer le nez et le poussant un peu plus que prévu. Le poing qui vint lui cogner méchamment les côtes, lui, n'était pas prévu au programme. Ca lui apprendrait à sous-estimer les gens, ça! Il se reconcentra et écarta les coups suivants. Les premiers étaient rapides, puissants, destructeurs, faits pour blesser ou pire, mais rapidement, son énergie décrût sous le coup de la fatigue, et il maudit silencieusement Drake de lui avoir refilé un zombie insomniaque comme élève.

L'adrénaline avait fait son effet, mais elle ne réglait pas tout, et, même si elle redonnait de l'énergie aux épuisés, elle ne remplissait pas leurs réserves, et et encore moins leur estomac quand il s'agissait d'épuisement nutritionnel. Elle en oubliait d'inspirer en continuant sa déchéance physique alors que ses coups n'auraient même pas su provoquer la moindre douleur réelle chez Krymov, qui para un coup et se décala pour ceinturer la jeune femme et remonter ses bras pour immobiliser les siens. Elle se retourna néanmoins et lui cogna la mâchoire (assez mollement, il faut le dire), puis s'acharna autant que son manque d'énergie lui permettait de se faire, sur les pectoraux de son instructeur, qui se saisit de ses poignets avec l'amusante impression de la tenir debout plus qu'autre chose. Elle sanglotait, épuisée, enragée mais incapable d'assouvir sa pulsion destructrice, quand il la força à s'allonger sur le lit. Le matelas était plus confortable qu'il n'en avait l'air, tout comme les couvertures, d'ailleurs. Il plaqua les mains de la jeune femme contre sa poitrine, les croisant pour éviter qu'elle ne soit tentée de bouger, se penchant au dessus d'elle sans la lâcher.

Son regard, pourtant perçant, avait retrouvé le calme usuel qui l'habitait au quotidien. Il souriait doucement, plus qu'étonné du déploiement d'énergie qu'elle avait su montrer. Il n'était pas du genre à l'admettre, mais il tirait une certaine fierté à la réussite de l'exercice. Penché au dessus d'elle, il maintenait toujours ses poignets, relativement doucement, parlant doucement, d'une voix grave et apaisante.

- Reviens à l'instant présent. Reprends le contrôle. Regarde-moi. Eh, Hadler. On respire. On se calme. C'était pas moi. C'était pas le genre du clan. Détends-toi. T'es en sécurité, ici, hm? Y a pas un rat qui rentrerait sans mon autorisation. Il est temps de refermer la porte. Eh! Me lâche pas du regard, respire. Sécurité. Tranquilité. T'as plus à te battre. Tu respires, comme tout à l'heure. Sept secondes d'inspiration, huit secondes d'expiration. Ensemble.

Il inspira profondément pour la guider. L'expiration suivit peu après. Sept secondes, comme prévu. Il répéta l'opération jusqu'à ce qu'elle parvienne à reprendre le contrôle et à suivre son rythme respiratoire, l'accompagnant par des mots apaisants pour l'accompagner jusqu'aà un quasi-sommeil (sommeil, qui, semblait-il, était quasiment un fantasme pour elle depuis le début de leur entraînement). Il avait enfin laché ses poignets en la laissant se détendre peu à peu, posant sa main sur les yeux de la native en se reculant doucement.

- Parait que tu t'es faite sortir de cellule y a pas longtemps...J'vais te chercher un truc à grignoter. Repose-toi. Tu mangeras au réveil. Il est...onze heures et demie. Je te réveillerais vers quinze heures.

Krymov se leva tranquillement et se dirigea vers le mess, sortant de son bloc avant de le verrouiller derrière lui. Ses pas se dirigèrent vers le mess, mais bien évidemment, dans les quartiers des officiers, les chances de croiser un gradé pas bien cortiqué étaient assez élevées...et ça ne manqua pas d'arriver.

- T'étais chargé de t'occuper d'Eiven., lâcha Drake dans son dos. Son aversion pour le Sergent n'était pas à démontrer, son seul ton y suffisait.
- Elle hors d'état, mon Capitaine. Mon bloc ne s'ouvre pas sans carte, j'ai mon unique exemplaire ici, elle n'en bougera pas. Je vais chercher de quoi déjeuner pour qu'elle reprenne un peu de forces.
- Ton bloc? Qu'est-ce qu'elle fout dans ton bloc? T'étais sensé être au terrain d'entraînement!
- Franc-parler?
- accordé.
- Le jour ou vous saurez tenir vos gusses, Drake, je pourrais faire mon boulot comme il faut. J'ai fait mon travail avec les miens, mais sans une zone hors de vue de vos boulets plus cons que des BGA-X, elle prendra jamais suffisamment confiance pour se lâcher. Mais dans deux semaines, mon cher capitaine, vos pécores pourront plus l'emmerder sans perdre des ratiches.
- Hm. Fais ce que t'as à faire, le commandant sera averti.
- Passez lui le bonjour, mon capitaine. Si vous voulez bien m'excuser.

Krymov salua Drake et s'écarta à grandes enjambées en direction du mess, qu'il atteint sans réelle difficulté, seulement ennuyé par sa rencontre avec Drake. Ce connard commençait à lui sortir par les yeux. Il présenta sa carte au soldat à l'entrée et réussit, en négociant avec le cuisinier, à récupérer la part d'Eiven. Viande séchée, quelques légumes et une miche de pain. Les officiers, eux, avaient droit à de la viande fraîche et à une salade de pâtes et du fromage, ainsi que quelques fruits secs et une miche de pain également. Il franchit rapidement le trajet qui le séparait de son bloc, venant s'asseoir sur le bord du lit, à côté d'Eiven. Elle dormait à poings fermés. Un souffle amusé sortit de ses narines alors qu'il posait les plateaux sur une des caisses contre les murs, en rapprochant une autre pour s'en servir de table de nuit. Cinq minutes plus tard, non sans avoir de nouveau sécurisé son habitat, il ramena son plateau au mess, ignoré royalement, cette fois, par Drake qui se curait les ongles avec une branchette, adossé à un des blocs, et refit le trajet inverse, s'installant au sol avec sa veste en guise de coussin pour une petite sieste réparatrice, après un dernier regard au plateau comptant salade de pâtes, viande séchée, salade de fruits, fromage, fruits secs et une miche de pain. Il régla son réveil mécanique sur quinze heures et ferma les yeux, se couvrant le visage avec son béret pour éviter les rayons du soleil.

- Connard de Drake... souffla-t'il entre ses dents en s'abandonnant au repos du guerrier.

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 Sujet: Re: (28/12/2480) (Terminé) Trained with pain part. 2   Mer 17 Jan 2018 - 23:04

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Bien trop orgueilleuse pour aller m'avouer vaincue, je continuais à vouloir persévérer alors que mon corps était dépassé. Sans ses mains autour de mes poignets, sans doute serai-je déjà par terre, étalée comme une loque insipide. Je ne voulais pas qu'il ait cette image de moi... Il fallait que je me reprenne et que j'arrive à recentrer mon esprit mais je n'y parvenais pas. J'avais honte de moi et de ce que je laissais voir. Mais il l'avait cherché, il l'avait provoqué. Mon esprit était encore noir de ces pensées qu'il m'avait fait me projeter. Embrumée, épuisée, je n'avais pas la force de poursuivre... Pourtant, je persévérais, pensant qu'un dernier élan d'énergie me permettrait de lui en placer une en pleine poire. Krymov me maintint jusqu'à me forcer à m'allonger sur la paillasse. Je continuais à sangloter avec bien moins de détermination qu'au début. Réalisant que de toute façon, j'étais impuissante en cet instant. Tremblotant de l'adrénaline qui redescendait peu à peu, je me concentrai sur les yeux du sergent dont le regard s'adoucissait. Il tentait de me faire reprendre mes esprits, m'aidait à reprendre ma respiration. En sécurité ? L'étais-je vraiment ? Il n'y avait aucun endroit de sûr... Je refermai les yeux et retins de nouveaux sanglots, sentant mon corps frémir de peur à l'idée d'être enfermée ici. « Eh ! Me lâche pas du regard, respire. Sécurité. Tranquillité. T'as plus à te battre. Tu respires, comme tout à l'heure. Sept secondes d'inspiration, huit secondes d'expiration. Ensemble. » J'obéis à ses mots, ouvrant à nouveau les yeux pour accrocher mon regard au sien.

Je me concentrais sur ses traits, les plis qui entouraient ses yeux et la profondeur du brun de ses iris. J'étais l'aventurière, la battante, l'intrépide. Mais depuis que mon monde entier s'était effondré, je n'y croyais plus. Je ne croyais plus en moi malgré mon obstination à vouloir survivre. Mais c'étaient les gars comme Krymov qui survivaient... J'étais loin d'en être. Pourtant, par ses mots et son attention, j'avais envie de croire que c'était possible. Il suffisait qu'il me dise que ça l'était, possible, pour que j'en sois sûre. Je ne le connaissais que depuis quelques heures mais je lui accordais déjà une confiance certaine. Peu importe que son regard puisse cacher les horreur qu'il ait pu faire ou qu'il peut faire. J'avais besoin de croire en quelqu'un et de part sa position et son rôle à mon égard, je me laissais donc convaincre. Je respirais à son rythme, lent et profond. Ne lâchant pas son regard. Sa voix avait un effet apaisant, mêlée à la respiration, l'effort et sans doute l'alcool, je finis par laisser mes paupières se fermer petit à petit. Continuant à respirer au même rythme. Gardant les yeux clos, j'écoutai d'une oreille lointaine ses dernières paroles, ne l'entendant même pas quitter le bloc.

Perdue dans mes songes, je restai un long moment dans une sorte de flottement indescriptible. Je n'avais pas dormi de la nuit et mes nerfs avaient rudement sollicités. Je ne décelai même pas l'instant qui séparait mon conscient de mon inconscient. Mes rêves ne furent que nébuleuses évanouies. Des sensations plus que des images. Un inconfort qui se laissait parfois apaiser par une présence apaisante. J'aurais aimé restée dans cette bulle intemporelle. Dans ce flot continuel et décousu. Mais c'est un rugissement mécanique qui vint m'arracher à ces songes. Je sursautai à me redresser sur le lit. Il me fallut quelques secondes avant de me remettre les idées en place. La panique me saisit à l'inconnu que représentait cet endroit jusqu'à ce que mes yeux ne se posent sur Krymov. « Sergent... » L'identifiai-je, visage chiffonné. Je tournai la tête vers des odeurs culinaires. Un plateau des plus garnis. Je n'avais jamais vu autant de mets dans un même repas depuis mon arrivée ici... Mon épaule me rappela cependant à l'ordre et je grimaçai de la douleur persistante. Elle était déjà bien moins intenses que sur l'instant de la blessure. Mais avec les tumultes de la matinée n'avaient pas été pour me ménager. Je m'assis sur le lit, pieds touchant le sol. Inspectant brièvement mes bras, je remarquai que des bleus étaient déjà apparu. Et ça ne devait être que les visibles... Avec l'entraînement, mes vêtements et potentiellement tout mon corps s'étaient salis et je remarquai avec gêne que la poussière s'était déposée sur le lit.

Me remémorant peu à peu les événements, je plongeai ma tête dans mes mains, coudes appuyés sur mes cuisses. Un profond soupir avant de me redresser. Je considérais ce début d'entraînement comme l'une des rares choses bien qui pouvaient m'arriver à Reiver. Et il avait fallu que ça se fasse au lendemain d'une nuit interminable alors que j'avais toujours eu un repos réparateur. Une malchance qui me rendait drastiquement plus faible ce jour... Je ne comprenais pas pourquoi maintenant et pas avant. Pourquoi maintenant alors que j'avais demandé mon intégration et que la milice était une voie qui, pourtant, m'était refusée... « Sergent, pourquoi le Commandant vous a demandé de m'entraîner ? Il ne veut pas que j'intègre la milice... mais l'entraînement est réserver aux miliciens, non ? » Les nuances, les accès et privilèges des uns et des autres, j'étais perdue. J'ignore ce que j'espérais... Que le sergent Sherkan sache quelque chose que j'ignorais, qu'il m'envoie chier en me sermonnant sur le fait que ce n'était pas les raisons de ma formation qui importaient mais l'enseignement que ça m'apportait, les possibilités que ça m'offrait. Je comprenais de mieux en mieux la valeur que je pouvais avoir aux yeux du Commandant pour Reiver et je savais qu'il ne voudrait pas risquer de mettre inutilement ma vie en danger. Même si je ne pensais pas qu'il hésiterait un seul instant à me mettre en mauvaise posture tant que ça pouvait assurer la sécurité du plus grand nombre ou encore ramener des natifs à Helion. Je me fichais des natifs en vérité. J'ignorais ce qui leur été réservé à Reiver et pensais que les sous-entendus de Wernher n'avaient été là que pour me faire peur et m'empêcher de vouloir y être envoyée. Mais du coup, j'étais incapable de savoir comment me positionner par rapport à lui. Est-ce que je devais le remercier de m'accorder d'être entraînée ? Ou bien est-ce que ça cachait encore une de ses manœuvres intéressées ? Krymov avait l'air totalement détaché de ça, de s'en moquer complètement. Alors il devait être le mieux placé pour m'apporter une réponse.
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 Sujet: Re: (28/12/2480) (Terminé) Trained with pain part. 2   Jeu 18 Jan 2018 - 2:25

Eiven
&
Krymov
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pain
SCHBLENG! Le réveil long-courrier a destination du mur du bloc est arrivé à l'heure mais s'est crashé à l’atterrissage. Un royal lancer qui l'envoya s'exploser royalement contre le béton qui composait la paroi, le geste faisant au passage se retourner Krymov sur le flanc, rabattant le béret pour qu'il continue à lui couvrir le visage. Il aurait bien passé quelques minutes de plus à pioncer, mais ce n'était visiblement pas à l'ordre du jour. Il soupira longuement quand elle l'apostropha.

- Sergent...

- Hrrrmmm..., grogna-t'il en balançant son béret sur une des caisses en se laissant tomber sur le dos avant de se relever en saut carpé avant de secouer sa tête un coup et d'aller s'envoyer un coup d'eau glacée sur son visage. Mange, ça t'fera pas de mal. J'ai graillé pendant que tu faisais ta sieste.

- Sergent, pourquoi le Commandant vous a demandé de m'entraîner ? Il ne veut pas que j'intègre la milice... mais l'entraînement est réserver aux miliciens, non ? Ce n'était pas la réponse attendue, mais soit.
- J'en sais rien et j'm'en tape. Quand Wernher me file quelqu'un à entraîner, j'le fais, point barre, même quand c'est ce connard de Drake qui transmet l'ordre. Maintenant, tu manges., lâcha-t'il, blasé. Et quand t'es en safezone, sans personne autour, l'étiquette, tu la ranges. Krymov, Krym', Sherkan, "espèce de taré"... ça m'suffit. ajouta-t'il avec un sourire en coin.


Il s'étira de nouveau en soupirant, s'asseyant en tailleur avant de reprendre calmement. Beaucoup plus pédagogue quand il s'agissait de théorie, et non pas d'agacer royalement l'opposant, il emprunta le même ton qu'en allongeant la jeune femme quelques heures auparavant. Calme, détendu, laissant résonner sa voix grave dans l'espace clos du bloc.

- On va faire un petit débrief. D'abord, dans la cour. On va devoir revoir tes appuis. Un coup de latte dans les mollets et tu connais les joies du vol plané, et j'te raconte même pas si j'essaie de te rentrer dedans pour te plaquer au sol. Et pour te déplacer, il y a beaucoup mieux et tout aussi simple. Et ta garde médiane est une passoire, ça aussi, il va falloir y remédier. Premier bilan, certes, peu encourageant...Mais ce n'était que le début. Pour les coups de poing, on va en revenir aux bases. Coups de pieds, c'est pas mal, mais ça ira encore mieux quand on aura travaillé un peu sur tes transferts de poids et l'assise de tes appuis. Et va falloir me muscler un peu tout ça! Sans passer de brindille à golgoth, un peu plus de masse dans tout ça, ça ferait pas de mal...et maintenant, le positif! La dernière partie de l'entraînement.

Un instant, une étincelle de satisfaction et d'excitation traversa son regard au souvenir de ce moment où elle avait enfin lâché prise, retiré les fusibles pour mettre des barrettes d'acier à la place. Cet instant où la fureur avait pris le pas sur tout le reste. Où il avait réussi à la faire dégoupiller et exploser en deux minutes chrono. Certes, à l'avenir, il allait falloir qu'elle soit capable de le faire dans la seconde et sans mise en conditions, mais pour une première, c'était déjà amplement suffisant.

- A la première question que je t'ai posée, tu m'avais répondu que les deux seules raisons de se battre étaient de survivre et de défendre. Défendre ce à quoi on tient. Ce en quoi on croit. Survivre, c'est le désespoir qui passe en premier. Défendre, c'est la ferveur, la rage qui sont là! dit-il en venant frapper ses abdominaux de son poing, occasionnant au passage un claquement sec,, quand ça te prend aux tripes, y a plus rien pour t'arrêter. T'étais crevée, t'avais pas bouffé, mais j'vais te montrer un p'tit truc. Au passage : j'emmerde la pudeur.

Il déboucla sa ceinture et balança sa chemise de toile dans un coin, suivie rapidement du vêtement qui couvrait la partie inférieure de son corps, sur une malle proche, ne gardant qu'un sous-vêtement...relativement moulant pour tout habillement. Il désigna sa cuisse gauche, vierge de toute blessure récente:

- Exercice., dit-il sobrement avant de désigner l'hématome au dessus de son genou droit, qui commençait à prendre une teinte légèrement bleutée, Adrénaline., nuança-t'il avant de désigner son visage, que les poings de la native avaieen à peine touché sans lui faire la moindre blessure, Exercice...et adrénaline. conclut-il en te montrant son flanc gauche, encore rouge du coup porté presque quatre heures plus tôt, avant de récupérer ses fringues, de se mettre dos à la jeune femme pour les renfiler, continuant à parler calmement. Tu sais pourquoi j't'ai attaquée sur ta famille? Sur la mort? La douleur? Les gens que t'aimais? Ouais, en partie parce que j'suis un connard, et si ça te va pas, c'est pareil. Commenta-t'il avec un petit sourire en coin en finissant de boucler sa ceinture avant d'attraper sa chemise...qu'il reposa rapidement, laissant à nu le tatouage en forme de tête de bouc dans son cou et son torse couturé de cicatrices, devant comme derrière, et les bandes qu'il portait aux deux poignets. Etrangement, sous sa gorge, il était totalement glabre. Pas le moindre poil du cou au bassin, ni du haut des cuisses à la pointe des pieds. Il poursuivit en se rasseyant tranquillement en tailleur face à toi. Tu t'en fous de ramasser des baffes, toi. T'es pas assez narcissique pour en avoir quoi qu'ce soit à branler. Mais t'es pas difficile à cerner : J'suis certain qu't'es venue ici parc'que t'avais plus rien à quoi t'accrocher à part des souvenirs. Mais c'est pas les souvenirs qui te sauvent en combat. On a tous aimé des gens, eu des amis, de la famille. Quand ils sont vivants, ils peuvent se défendre. quand ils ont passé l'arme à gauche, c'est à toi de protéger leur mémoire. Et ça, c'est la meilleure des rages. T'imagines si t'avais été à plein régime, reposée et pas affamée?

Il rit doucement, d'un rire étrangement cristallin, quoi que suivant la hauteur de sa voix, pendant quelques secondes, à l'idée d'une Eiven en pleine forme et en furie. Avec un peu plus de technique, elle aurait un potentiel plus que certain. Il n'était pas temps, alors qu'elle venait de manger, de reprendre l'entraînement physique. Il cessa de rire peu à peu et plongea son regard dans celui de la native avec un air de défi.

- Quand tu seras prête, Hadler, j'organiserais un petit tournoi, si Reil et Werhner n'y voient pas d'inconvénient. Juste histoire que tu pètes un ou deux rateliers, pour remettre les pendules à l'heure. Quand tu sauras maîtriser ta colère et que tu te battras de manière un peu plus "propre", j'pense qu'y en aura pas beaucoup pour te poser problème ici. Bon, sansvouloir être narcissique, j'doute que t'arrives à m'éclater même avec ça, mais ce s'ra un bon début!, remarqua-t'il en se relevant avant de venir se planter devant toi, te tendant la main.. M'enfin, que ça se fasse ou pas...J'vais t'poser une petite question, Hadler. T'es avec moi? Ou tu vas lâcher l'affaire parc'que t'as peur de c'que ça peut impliquer de s'entraîner SERIEUSEMENT?
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 Sujet: Re: (28/12/2480) (Terminé) Trained with pain part. 2   Jeu 18 Jan 2018 - 10:18

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Frottant mes yeux pour réveiller au moins ma tête chiffonnée, je lorgnai sur les plats posés à côté du lit. La réponse à ma question ne fut pas des plus concluantes... Je me contentai de hausser les épaules pour un "tant pis" masqué. Je trouverai bien un moyen de savoir ce qu'il avait en tête... Il ne fallait pas que je me focalise là-dessus, j'en avais bien conscience. Comme explicité par le sergent, je me rapprochai du plateau et commençai à grignoter ce qui me faisait envie. L'hôte ajouta la mention d'une safezone, que j'assimilai plus qu'évidemment à son bloc. Dans cet endroit, je pouvais bazarder les manières de Reiver, m'autoriser à l'appeler par son prénom ou "espèce de taré" avec un sourire en coin. Je souris également tout en fronçant les sourcils, réprobatrice. « Honnêtement "espèce de taré", j'le sens pas », précisai-je. C'était rassurant de voir cette proximité s'installer, la barrière du rang tomber. Transparaissait en cette déclaration une certaine humilité que j'appréciais. Détournant mon regard de lui, je piochai une nouvelle fois dans les mets proposés.

Pendant que je me sustentais, Krymov en profita pour faire un retour sur ce qui s'était passé ce matin. Énonçant les points sur lesquels il y avait le plus de travail à faire. Je ne comprenais pas les termes qu'il employait mais étais capable de me faire une idée de ce qui n'allait pas. Étant là pour apprendre, je ne me formalisais pas d'entendre que j'avais autant de défaut. J'avais beau être susceptible, ses observations et critiques seraient plus que les bienvenues. Je cillai à l'illumination de son regard lorsqu'il aborda ce qu'il appelait le "positif". Il décrivit les émotions qui correspondaient aux raisons énoncées pour combattre. Ce qu'il fallait concentrer pour se donner. « Au passage : j'emmerde la pudeur », dit-il en commençant à déboucler sa ceinture. Je souris un instant. « Pour être restée plantée au milieu de la cour d'entraînement en sous-vêtements, je me vois mal t'en tenir rigueur. » Il se défit de sa chemise et de son pantalon qu'il laissa sur des caisses présentes dans la pièce. Il avait un corps qui pouvait difficilement laisser indifférent, mais je ne cherchai pas à m'attarder sur ses détails, me contentant de regard ce qu'il me pointait du doigt, à savoir ses bleus. Krymov comparait les marques avec les coups que j'avais porté. Effectivement, je ne pouvais que le croire lorsqu'il disait que mes tripes n'étaient pas si vides qu'elles en avaient l'air. C'était en partie rassurant, de savoir qu'on était capables d'aller loin. Et en même temps inquiétant. Mais bien entraînée et cadrée, je ne pensais pas un instant que ce pourrait être dangereux. Je n'étais pas un exemple de sang froid, loin de là, mais sans doute m'apprendrait-il.

Le sergent rassembla ses affaires et se mit de dos pour les renfiler. Pour le coup, je m'attardai peut-être un peu trop indiscrètement sur ses formes, sa silhouette sculptée. « Tu sais pourquoi j't'ai attaquée sur ta famille ? Sur la mort ? La douleur ? Les gens que t'aimais ? Ouais, en partie parce que j'suis un connard, et si ça te va pas, c'est pareil », dit-il alors qu'il n'avait pas représenté l'ombre d'un connard à mes yeux pour l'instant. Ce matin, ce n'était pas vraiment lui que j'insultais, tout comme il n'était pas vraiment l'homme qu'il était lorsqu'il fut face à moi. De tous les officiers que j'avais pu rencontrer, c'était sans aucun doute le moins connard de tous. Ou peut-être avions-nous simplement une vision différente de ce qu'était un connard... Krymov était dans la case des gens vrais, authentiques. Ce qui n'était pas sans lui attribuer un certain charme malgré la rudesse de sa personnalité et de son parlé. Je remarquai sur le haut de son dos un étrange symbole rappelant un animal. Je plissai les yeux. Ce tatouage me disait quelque chose... je l'avais déjà vu auparavant. Mais où ? Je détournai le regard de cette marque lorsqu'il vint se rasseoir. Sherkan poursuivit en affirmant non sans justesse que je n'étais pas du genre à me vexer si je venais à me prendre des coups. C'est vrai. Ne pas pouvoir les rendre me gênait bien plus, mais c'était un autre problème. Je fronçai toutefois les sourcils de contrariété, baissant la tête tout en continuant de picorer dans les assiettes. Je n'étais pas difficile à cerner, certes. Si simple même, que certains peinaient à croire que ça puisse être réel. Pour Marko, j'avais longtemps "caché un jeu". En même temps, il soupçonnait toujours les survivants et abhorrait les étrangers...

Malgré ma mine renfrognée, je l'écoutais avec attention. Relevant la tête lorsqu'il vint à rire à se matérialiser l'image de ce qui s'était passé ce matin si j'avais été en pleine forme. J'esquissai un sourire optimiste. Effectivement, ça pourrait être bien. Le sergent vint alors à voir les choses en grand, évoquant un tournoi pour me donner en spectacle. L'idée ne me ravissait pas. Par contre, penser pouvoir recadrer quelques têtes était bien plus intéressant. Je souris lorsqu'il émit une réserve quant à mes capacités à le battre un jour. Il se leva et s'avança vers moi, main tendue. « J'vais t'poser une petite question, Hadler. T'es avec moi ?  Ou tu vas lâcher l'affaire parc'que t'as peur de c'que ça peut impliquer de s'entraîner sérieusement ? » Les yeux levés vers Krymov, je glissai délicatement ma main dans la sienne pour une poignée ferme tout en me relevant. « Ça ne me fait pas peur. Mais en safezone, ce sera Eiven. » Un regard quelque peu provocateur, je défis ma main de la sienne avant de m'éloigner vers le bac d'eau. « Dans les jours qui viennent je vais avoir un entretien avec le directeur, expliquai-je à Krymov tout en retirant le pantalon qu'il m'avait prêté et mon débardeur poisseux. Il doit m'assigner un poste civil. J'ai aucune idée de ce qu'il va m'attribuer... Mais si le Commandant veut m'entraîner, je pense qu'Eil ne me donnera pas une tâche qui prendra tout mon temps. Quoi que... J'ai pas l'impression qu'il soit très emballé à l'idée que je rejoigne l'avant-poste concrètement... » Malgré ce qu'on avait vécu lui et moi, lors de l'expédition vers Sillon, je craignais qu'il conserve une certaine réserve à mon égard. Mais je crois que ça avait plus à voir avec ma nature et le fait que je n'avais pas été envoyée à Helion...

Posant mes vêtements sur le côté, j'entortillai mes cheveux dans mon dos. Je pris de l'eau dans le creux de mes mains jointes et m'éclaboussai le visage. Ça réveillait ! Je me passai un coup d'eau sur les bras, les épaules, ma poitrine et mes jambes. Ma peau frissonnait au contact de l'eau glacée, s'hérissant par le froid. Je passais mes mains sur mes courbes en essayant d'éviter les marques causées par l'entraînement. Et dire que ça n'était que le début. J'allais en baver... et c'était rien de le penser. Mais j'avais parlé avec sincérité : je n'avais pas peur. Rien ne s'obtenait sans peine dans ce monde. Mon corps n'était pas meurtri de mes ébats passés. Même si sur mon épaule gauche résidait la plus récente de mes cicatrices, le reste était pratiquement vierge. Quelques égratignures dont les marques n'étaient visibles que de près. Ne voyant pas de serviette à proximité, je me tournai légèrement vers Krymov. « Aurais-tu une serviette ou un linge à me prêter s'il te plaît ? » Demandai-je d'une voix douce un peu plus réveillée. Même si ce n'avaient été que quatre petites heures, elles avaient su être un minimum réparatrices. Les courbatures apparaissaient déjà, mais fatiguée ou non : j'en aurais eu de toute façon. Mes traits avaient une touche plus sereine, plus posés. Ce n'était pas tant à cause du sommeil que d'avoir lâcher la pression tout à l'heure. Enfin en partie lâchée. Je ne parlais pas de ce qui s'était passé, laissais les images dans mon esprit sans les faire s'envoler pour m'alléger réellement. En même temps, je n'avais tellement d'ami à Reiver, de personne en qui j'avais assez confiance pour parler à cœur ouvert. Les rares qui parvenaient à me tirer les vers du nez étaient de toute façon des gradés. Leur rang avait tôt fait de m'ôter des réponses froides et concises desquelles je parvenais aisément à me détacher. À faire comme si ça ne m'était pas arrivé. Que ces faits n'étaient qu'une histoire rapportée. Ça n'avait rien à voir avec les émotions que j'avais échappé ce matin...
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 Sujet: Re: (28/12/2480) (Terminé) Trained with pain part. 2   Jeu 18 Jan 2018 - 19:04

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- Ça ne me fait pas peur. Mais en safezone, ce sera Eiven.

-Aaaaaaah c'est vrai, c'était ça! Eiven! J'avais zappé ton prénom., dit-il avec l'air de celui qui vient de retrouver ses clés dans sa poche, en hochant la tête, plissant les yeux. Sa mémoire des prénoms était désastreuse.

- Dans les jours qui viennent je vais avoir un entretien avec le directeur, Il doit m'assigner un poste civil. J'ai aucune idée de ce qu'il va m'attribuer... Mais si le Commandant veut m'entraîner, je pense qu'Eil ne me donnera pas une tâche qui prendra tout mon temps. Quoi que... J'ai pas l'impression qu'il soit très emballé à l'idée que je rejoigne l'avant-poste concrètement...

- Bah. C'est Marko, quoi. Tant que t'es pas une héroïne pour Reiver, il se méfie parce qu'il sait pas ce que tu vaux. Et quand t'en es une, il se méfie aussi, parce que t'as de l'influence. C'est un type bien, mais parano. Et il a raison. Si ça s'trouve, j'essaie juste d'avoir ta confiance pour mieux te la mettre à l'envers après. T'en sais rien, et tu peux pas savoir. Et si ça s'trouve, il t'a envoyé pour m'buter en sachant que j'te détesterais pas vu qu't'as pas eu la vie aussi facile que les trois quarts des gars d'ici, et tu vas m'planter avec mon bowie pendant que j'serais en train de pisser. , lâcha-t'il avec son pragmatisme et son flegme habituel.

Krymov avait une estime certaine du directeur Eil, qui le lui rendait relativement bien. C'était en partie grâce à lui qu'il était devenu sergent, et même s'il comptait bien gravir encore les échelons, c'était déjà un appréciable début. Il n'avait pas remarqué qu'Eiven le regardait alors qu'il se changeait, mais lui-même s'interdisait de la regarder directement alors qu'elle faisait sa toilette. Ce genre de moments, la dernière fois qu'il les avait vécus, c'était avec Leyrah, et il n'avait pas l'intention ni d'y penser, ni de revivre ça. Se faire foutre dehors pour des secrets découverts, et devoir abandonner sa vie à Steros l'avait passablement dégoûté de toute forme réelle de relations sociales positives qui dépassent la cordialité, peut-être un tout petit peu plus loin, mais guère beaucoup plus. Il avait déjà un bagage suffisamment lourd pour ne pas en rajouter, et de celui-ci il tirait sa force. Le partager avec quelqu'un serait suffisant pour l'affaiblir, et il n'y comptait pas.

- Bah, j'pourrais toujours lui en toucher deux mots si j'le croise...
-Aurais-tu une serviette ou un linge à me prêter s'il te plaît ?, répondit-elle.

Le bruit du bouton-pression du holster se fit entendre, la lame qui sort du fourreau, le sifflement de la lame dans l'air, puis le bruit sec de metal traversant la paroi fine d'une des caisses, non loin d'Eiven. Les contenants avaient déjà vécu, visiblement, la lame s'enfonça dans le revêtement d'aluminium fin et dans la doublure synthétique du de la malle. Le lancer avait été précis et puissant alors qu'assis sur le lit, il soupirait en s'étirant les bras avant de se laisser tomber en arrière sur le matelas.

- Fouille là d'dans, c'est le linge propre.

Il garda le silence quelques secondes en observant le plafond (contemplation fort intéressante s'il en est...), respirant calmement. Il n'attendait qu'une chose depuis deux semaines: qu'on le laisse sortir faire une petite reconnaissance avec ses gars. Il prendrait les plus disciplinés du paquet, et ils se feraient une virée aux alentours, trois ou quatre jours dans l'espace sauvage...La vie à Reiver lui convenait: il survivait. Mais malgré tout, quand on a vécu à l'extérieur pendant vingt trois longues années, l'appel des grands espaces ne peut qu'être présent. Il était nostalgique des raids sur les ruines, où le moindre recoin pouvait receler de dangers. C'était eux contre la nature, contre les vestiges d'une civilisation disparue, pour subsister, pour acquérir un peu plus de confort. Au prix parfois de la vie de certains, c'était vrai. Mais le pari était là : s'adapter ou mourir. Il avait toujours été capable de s'adapter, qu'il parte seul ou accompagné. Il était toujours revenu. Et il ne doutait pas un instant qu'il reviendrait probablement toujours. "Quand on s'appelle Krymov Sherkan, on ne peut que survivre", avait-il répondu à un bleu de Steros qui lui avait demandé comment il avait pu rester en vie si longtemps dehors, ajoutant : "et quand on s'entraîne avec moi, c'est à survivre qu'on s'exerce. Alors faites pas les cons, ou vous êtes morts.". Ca n'avait d'ailleurs pas loupé, un mois plus tard, il perdait les deux membres les moins attentifs de son unité, partis dans un marais sans se couvrir le visage. Et puis il y avait eu Leyrah. Leyrah, la survivante. Leyrah, la chanceuse. Leyrah, l'oeil de lynx de l'unité. Leyrah. La furie rousse. Il passa lentement sa main sur ses yeux pour chasser de son esprit le visage qui lui revenait en tête.

- Eh merde... murmura-t'il en se redressant.

Considérant que ça ne fonctionnait absolument pas, il se leva du lit avant de se diriger d'un pas assuré vers la bassine, s'envoyant une bon coup d'eau glacée dans le visage, attrapant au passage sa chemise pour s'essuyer avec, sans même considérer Eiven, juste à côté de lui quoi que la poitrine de la jeune femme passât dans son champ de vision. Il reprit son couteau au passage, l'arrachant à la caisse d'un coup sec, vérifiant le tranchant de la lame avant de le remettre dans son harnais le long de sa cuisse.

- On va y aller mollo cet après-midi, ça t'va? lui demanda-t'il en grattant sa gorge au niveau du tatouage.

Quoi qu'assez bien réalisé en terme de finesse, celui-ci le démangeait régulièrement, et pour cause: l'encre employée était assez "sale". Il s'était d'ailleurs infecté à deux reprises durant les semaines qui avaient suivi le dessin. Charbon de bois, alcool, terre noire et un dernier ingrédient dont il ne souvenait absolument plus. plus que l'incision dans la peau, c'était vraiment cette foutue encre qui l'avait fait souffrir pendant des jours, et qui le tiraillait encore par moments. C'était décidément journée nostalgie, aujourd'hui! Il pestait intérieurement, en colère contre son mental. Il n'était pas du genre à vivre dans le passé et ne comptait pas ce faire. Fouillant dans la caisse de son linge propre, il sortit un autre couteau et le tendit à Eiven.

- Bon! on fait quoi avec un couteau? demanda-t'il en se replaçant au centre de la pièce, remettant le sien en main. Trève de banalités, il était temps de se remettre au travail!
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 Sujet: Re: (28/12/2480) (Terminé) Trained with pain part. 2   Jeu 18 Jan 2018 - 22:45

Eiven
&
Krymov
Trained with
pain
Je souris à son éclair de génie au souvenir de mon prénom. Il était assez rare de rencontrer des personnes comme lui à Reiver. Peut-être n'était-ce réservé qu'à la safezone, mais il paraissait bien plus abordable et accessible que bien d'autres miliciens. Krymov me décrivit la façon de penser de Marko. Je crois que ce dernier pensait encore m'être redevable. Peut-être était-ce la raison pour laquelle il me lâchait la grappe. Je me souviens de son air contrit lorsque l'appel de l'expédition m'avait fait sortir de cellule. Il n'était pas des plus satisfaits. Sans doute aurait-il préféré que la peine soit plus longue. Bienheureusement, et avec plus de peur que de mal, l'expédition nous avait réservé nombre de surprises qui nous forcèrent à tisser une sorte de lien. Ce n'était pas le grand amour entre M. Balai coincé et moi, mais il avait au moins l'air de me tolérer sans autant de contrainte qu'auparavant. Le reste des élucubrations de Sherkan me laissèrent pensive. Je ne croyais pas à un double jeu de sa part. Même si Wernher avait démontré en jouer un avec moi, ça ne suffisait pas pour que soudain j'en vienne à soupçonner tout le monde. Trop naïve ? Peut-être. Mais si ne pas l'être revenait à devenir parano et refuser tout lien avec quiconque : non merci.

Demandant s'il avait une serviette j'entendis un cliquetis qui attira mon regard. Je vis alors passer une lame à travers la pièce qui vint se planter dans une malle. Remise du sursaut que provoqua ce lancé, il m'indiqua de fouiller dedans. Ce que je fis sans toucher à la lame plantée. Je trouvai non sans mal. Sherkan pesta dans son coin pour une raison qui m'échappait et que je me retins de demander. J'estimais abuser assez de son hospitalité pour en plus être désobligeante. Alors que je terminai mes ablutions, il vint à côté de moi. Je me séchai avec la petite serviette que j'avais acquise. Dans un soupir, je dus me résoudre à remettre les affaires de ce matin. Je me demandais s'il me laisserait partir pour aller prendre des vêtements plus appropriés... Krymov m'expliqua que cet après-midi serait plus calme en entraînement. Apprêtée, je regardai en sa direction, acquiesçant d'un simple signe de tête. Il avait repris son couteau et en sortit un deuxième qu'il me tendit. Je le pris sans appréhension. Une position inversée que je rectifiai en faisant basculer le couteau vers une position verticale. « Bon ! On fait quoi avec un couteau ? » Je plissai les yeux, approchant pour me mettre face à lui. Haussant les épaules, je ressortis les enseignements que j'avais déjà eu dans ma jeunesse. « On économise les mouvements, des attaques brèves, concises. » Le couteau était l'extension de notre bras. Aussi utile pour attaquer et défendre, comme le sont nos membres.

À part l'arc, je n'affectionnais pas particulièrement les armes. Maîtriser le couteau quand on vit dehors, de chasse et d'embûches, c'est essentiel. Mais ça n'a jamais été une discipline pour laquelle je me donnais à fond. J'étais de nature assez passionnée, mais causer du mal à autrui ne m'a jamais procuré le moindre plaisir. Bien des personnes à Reiver se mettraient à rire de m'entendre remercier un gibier tombé d'une de mes flèches. J'ignorais si Marko avait prêté la moindre attention à ma considération pour les personnes qui nous avaient attaquée et que nous dûmes achever. Ça n'avait pas de grande importance, mais c'était assez révélateur de ma nature. Je ne tuais que par besoin et non par loisir ou tout autre raison dénuée de sens moral. Fixant les yeux de Sherkan, je me doutais que lui n'avait pas cette déférence. Peut-être l'avait-il eu. Je soupçonnais un sens commun développé malgré qu'il ait dû vivre à l'extérieur dans des conditions qui ne se prêtaient pas au développement de valeurs humaines. Cette aura froide et morne qu'il dégageait devait suffire à éloigner bien des personnes de lui. Mais au contraire, je trouvais que ça le rendait honnête.

Concentrée sur la leçon, j'évitais de repenser à ce matin. Ce qui était loin d'être évident. J'en gardais le cœur assez lourd. Pas vraiment dans le fait d'avoir craqué devant Krymov, ça je passais plutôt facilement outre finalement, mais dans les souvenirs que ça avait mis à vif. Parfois, j'aimerais être faite de pierre. Ne pas être touchée par ce qui se passe autour de moi. Là où le risque et l'adrénaline éveillaient auparavant cette sensation d'être en vie, je n'y avais vu qu'anxiété et douleur après l'attaque de mon groupe. Par d'autres moyens j'arrivais à me sentir en vie. Mais je me demandais si ça en valait réellement la peine. Bien sûr, me disait une petite voix dans ma tête quand l'autre soupirait à me dire que les rares instants de bonheur ne valait pas toutes les peines que pouvaient causer les sentiments et les émotions. L'heure n'était pas aux réflexions intérieures... Je me fis force pour ne pas être distraite face à l'instructeur.
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 Sujet: Re: (28/12/2480) (Terminé) Trained with pain part. 2   Ven 19 Jan 2018 - 1:34

Eiven
&
Krymov
Trained with
pain
-On économise les mouvements, des attaques brèves, concises.

- Mouais. Ca, c'est la version débutant du manuel bon-marché de combat au couteau suisse. Actuellement, t'as un machin qu'a une lame de 28 centimètres plus douze de garde, qui fait au bas mot 750 grammes, alors les mouvements concis, c'est bien deux minutes, mais faut le ramener, le machin, si tu te rates et qu'tu veux pas perdre une main. l'avantage, c'est que c'est un vrai joujou de survie, l'genre de machins sur lequel tu peux compter quand t'es dehors. 'paraît que ton truc à toi, c'est les joujoux qui lancent des flèches...J'ai rien contre, dans l'idée, hein. Mais pour couper d'la barbaque, s'tailler de nouvelles flèches si besoin ou s'construire un abri, t'avoueras qu'à l'arc, c'est quand même vach'ment moins pratique.

Krymov se mit en garde, couteau en main droite, derrière la hanche, pointé horizontalement vers Eiven. Sa main gauche est en avant, comme pour faire un magnifique appel à la lame de la jeune femme, à laquelle ses doigts semblent crier "coupez-nous! on est là pour ça!". Un piège grossier dans laquelle tombent la plupart des débutants qui s'attaquent à peine au maniement du couteau. Quoi que de cette taille-la, parler de couteau commençait légèrement à devenir en dessous de la réalité. Il était campé sur ses jambes arquées, comme planté dans le sol. Le plancher des vaches était visiblement son meilleur allié, et il ne comptait pas s'en défaire comme ça. Il fit onduler les doigts de la main tendue vers son élève de la journée, pour signifier que c'était sans doute le point le plus important de sa posture.

- Ca marche aussi contre les animaux, alors r'garde un peu par là. Pas besoin d'être un génie pour savoir que si t'essaie de m'trancher les doigts, soit t'as une détente aussi rapide qu'un tir de fusil, soit t'es foutue. Un appel comme ça, si c'est pas un piège, c'est vraiment qu't'as un boulet en face. Le truc, c'est qu'pour chopper un point vital, faut l'passer, ce bras, et si j'te l'mets dans les chicots, ça va t'ralentir "un tout p'tit peu", logique...juste l'temps qu'y faut pour que mon couteau te r'sorte dans l'dos. Le duel, c'est un truc qu'est bon pour les richous d'Helion ou les civils qui règlent leur compte, et toi, t'as une posture de duel. R'garde la différence.

Il hocha la tête pour faire signe à sa stagiaire du jour d'observer le décalage entre sa posture et celle qu'elle adoptait. Dès que le regard d'Eiven, remontant de ses pieds à sa tête, croisa le sien, son bras libre vint saisir le poignet armé de son opposante par l'extérieur et, posant son pouce contre le plat de l'arme qu'elle tenait, il tira d'un coup sec sur l'avant bras pour la déséquilibrer tout en lui faisant plier le poignet vers sa poitrine (autrement plus généreuse que celle du sergent qui souffraient visiblement d'un excès de sport, de testostérone, et de cicatrices). Fatalement, à moins de ne vouloir se planter toute seule, elle ne put que lâcher l'arme, mais ce n'était que le début du geste qui, dans sa globalité, ne dura pas plus d'une seconde et un tiers : il s'avança d'un pas, plaçant le plat de la lame opposante encore tenue contre ses abdominaux, et enroula son bras autour de la nuque de la jeune femme en se baissant pour l'obliger à se plier encore plus en avant. Il avait le bras long (notamment grâce à la différence de taille entre lui et Eiven, et la pointe acérée de l'espèce de tranchoir avec garde qu'il avait en main se retrouva sous l'aisselle du bras armé de celle-ci, qu'il maintenait tendu derrière lui de sa main désarmée. Il poussa légèrement sur son bras en comprimant la carotide de la jeune femme entre son biceps et sa hanche, la piquant légèrement sous l'aisselle, sans pour autant la faire saigner.

- Schlak. Artère axillaire. Evanouie en huit secondes, saignée à blanc en moins d'une minute, sans possibilité de faire un garrot à moins de t'arracher les muscles ou de perdre définitivement ton bras...Si t'as le temps de faire ça en huit secondes., commenta-t'il en la lâchant pour ramasser la lame qu'il allait lui tendre de nouveau. Le combat propre, c'est joli, ça fait des fioritures, ça survit un peu mieux que pas de combat du tout. Mais dehors...tu dois bien l'savoir. C'est du combat sale. Ca te broie les parties, ça t'ouvre le bide et ça te laisse crever, ça te crève les yeux...Les raiders font pas dans la dentelle, mais y savent ce qu'y font, j'peux t'le certifier d'expérience.. tu crois qu'ça vient d'un artiste raffiné du dôme, ça?, demanda-t'il en posant la pointe de la lame contre son tatouage avant de se remettre en position.

Le combat au couteau était une de ses spécialités. A vrai dire, il en avait toujours eu un sur lui, depuis ses sept ans où son père lui offrit la première lame qu'il ait jamais tenue réellement. Et qui avait cassée peu de temps après, la fabrication artisanale avec les moyens des raiders n'arrivait pas à la cheville des couteaux qu'ils avaient pu trouver quelques années après en se rapprochant des ruines d'un ancien camp militaire. L'endroit avait du être pillé des dizaines de fois, mais en fouillant bien dans les gravats, ils en avaient trouvé deux caisses plaines: une vraie aubaine pour les raiders. Depuis, il en portait en permanence un sur lui. Et quand Leyrah lui avait offert celui qu'il avait actuellement en main...Il ne l'avait plus lâché. Ce n'était plus "je porte toujours UN couteau sur moi", c'était "je porte toujours CE couteau sur moi". Solide, fiable, bien équilibré, malgré sa longueur qui s'approchait de la machette et le quasi kilogramme de métal et de bois qu'il pesait, c'était son arme de prédilection depuis presque huit ans. Celui qu'avait Eiven était de bonne facture, quoi qu'un peu plus léger, mais aussi plus petit. De là à dire qu'il était parfaitement adapté au maniement par un enfant où une femme frêle, il restait un sacré pas à faire, mais c'était une arme plus facile à utiliser que le tranchoir que Krymov ne lachait jamais.

T'as pas un physique de golgoth, mais c'est pas un désavantage, quelque soit ton poids, là, là, là, là, là, là, là, là et là, illustra-t'il en mimant à ras de son corps des coups de taille, si j'te tranche, tu crèves...et j'te parle même pas des plantages, avec ce genre de machins, tu r'sors de l'autre côté, alors où qu'tu cognes, t'as quatre vingt dix pour cent de chances de toucher un truc vital. Et y a des endroits où ça peut juste faire assez mal pour faire oublier à l'adversaire qu'il était en train d'se battre. lâcha-t'il sobrement en glissant la pointe de sa lame contre ton haut, juste sous ton têton gauche, avec une lueur amusée dans le regard à l'idée de la douleur que pouvait infliger une incision à cette endroit, voire une ablation de la mamelle, sur un homme comme sur une femme...Et il savait d'expérience visuelle que ca dépassait amplement le petit doigt de pied cogné contre le pied du lit. Il rabaissa son arme et la rangea dans son harnais, te faisant signe de garder la tienne en main. Non, la clé du combat "sale" au couteau, c'est tout sauf le couteau. Psychologie basique de l'adversaire qui veut ta mort: quand t'as une arme, il va se concentrer dessus, pour parer, pour pas se la prendre, et il va oublier le reste. Le couteau, c'est quoi? Un? deux pour cent du volume de ton corps? T'as quatre vingt dix huit pour cent minimum qui peut faire le boulot. Mais pour ça, faut déjà ne plus avoir peur de la lame. Et surtout, faut pas oublier un p'tit détail... pare avec la lame.

il se recula d'un demi-pas avant de tendre son bras d'un coup sec pour venir claquer la hanche de la demoiselle, du côté opposée au couteau, manquant de peu de s'ouvrir l'avant-bras, dévié in extremis par l'arme, trop lente pour revenir de l'autre côté alors que, de la même main, il revenait lui poser une petite claque sur les côtes, puis à l'épaule, et ensuite à la cuisse opposée...Il continua son petit manège sur cinq ou six coups avant d'arrêter en retenant la main d'Eiven pour éviter de se ramasser le couteau dans les dents. Il ne s'était servi que d'une seule main, l'autre toujours posée sur la poignée du couteau. Il s'assit en tailleur face à toi en te faisant signe de faire de même.

- Le couteau, c'est un handicap pratique qui te sert d'atout au dernier moment, ou alors, c'est un atout dissuasif qui devient un handicap physique au moment de se battre, tu piges?. Option 1 : tu sais te battre. Option 2 : tu sais pas. Donc on va revoir un peu ta garde et tes coups, tout en gardant ce joujou histoire de t'occuper une papatte. Et on va y passer l'après midi. L'étranglement, c'était juste histoire de faire un peu l'imbécile. J't'assure, y a pas la masse d'occasions de déconner, par ici, surtout quand t'es un peu gradé. Et vu qu'j'aime pas les gens et que les gens m'aiment pas, ça réduit encore un peu les opportunités, 'faut dire, lâcha-t'il avec un petit sourire en coin,Alors on va prendre une petite dizaine de minutes histoire que tu digères un peu, et puis on va s'y mettre, parce que visiblement, y m'reste pas mal de boulot avant qu'tu puisse calmer les boulets de la milice!

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 Sujet: Re: (28/12/2480) (Terminé) Trained with pain part. 2   Ven 19 Jan 2018 - 9:22

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Attentive aux paroles de Krymov, j'observais ses postures et suivais ses instructions, me contentant d'acquiescer de temps à autres sans jamais l'interrompre. M'étonnant moi-même de pouvoir être une élève assidue. Lorsqu'il était question d'autre chose que de popote et de couture, j'étais plutôt réceptive. Le sergent vint contrôler mon bras armé, me déséquilibrer et rapprocher dangereusement ma lame de mon corps. Il me maîtrisa en une seconde à peine, positionnant sa lame sous mon aisselle. Je sentais le froid de la lame prêt à me trancher le bras en un cillement d'inattention et pourtant, je ne bougeai pas. Ce n'était pas une question de peur ou d'hésitation. Une confiance certaine s'était tissée et je doutais que les fois où il se permettrait de me faire du mal seraient pour m'apprendre et non purement et simplement me blesser. Krymov décrivit la suite de l'action qui se serait passée en situation réelle ; pas vraiment le genre de fin à laquelle on pouvait aspirer, bien qu'elle paraissait rapide et moins douloureuse que ce qu'on imagine face à une telle arme.

Un sentiment d'inconfort me prit lorsqu'il évoqua la réalité des combats de l'extérieur. Je n'étais pas sans connaître le prix du sang causé par les barbares de l'extérieur et des images me revenaient comme un mauvais rêve latent. Revenus en position, il me pointa son tatouage. J'étais persuadée de l'avoir déjà vu sans pourtant savoir mettre le doigt sur où et sur qui... Le fixant un instant sourcils froncés, je plantai à nouveau mes yeux dans ceux de l'instructeur lorsqu'il reprit son discours, ne voulant pas être déconcentrer et perdre une miette de ses enseignements. Bien qu'il semblait s'amuser à imaginer l'une des entailles mimées sur moi, je restai neutre, l'écoutant toujours avec attention. S'ensuivirent quelques passes où de ma lame, je devais parer ses coups. Il s'avançait de son bras non-armé. Je n'osais pas user de mon couteau de peur de le blesser mais après deux claques, je me prêtai à l'exercice. Krymov vint à bloquer ma lame pour ne pas être blessé. Je me retins de m'excuser. L'échange terminé, il s'assit et m'invita à faire de même ce que je fis sans ciller.

Malgré mes efforts pour rester concentrée, mes pensées cherchaient constamment à me rappeler, me happer comme l'eau poussée par le courant d'une rivière. Ce dessin, je l'avais déjà vu quelque part et ça me triturait l'esprit. Reste concentrée... « L'étranglement, c'était juste histoire de faire un peu l'imbécile. J't'assure, y a pas la masse d'occasions de déconner, par ici, surtout quand t'es un peu gradé. Et vu qu'j'aime pas les gens et que les gens m'aiment pas, ça réduit encore un peu les opportunités, 'faut dire », détailla Krymov avec un léger sourire auquel je répondis. Relever la moindre chose dans cette phrase me renverrait sans doute un "c'est pas le sujet" ou "tais-toi c'est moi qui parle, toi t'écoute", ce qui appuya d'autant plus mon sourire. En vérité, quoi qu'il pouvait dire, je n'avais même pas souris avec une réelle sincérité depuis mon premier jour à Reiver. Alors peut-être que ce n'était qu'une histoire d'alchimie. Que certaines personnes étaient faites pour s'entendre et que d'autre ne l'étaient pas. Mais avec lui, je me sentais bien et sentais que je pouvais rester moi-même sans craindre autre chose que ses sarcasmes ou des remarques désobligeantes plus amusante que déplaisantes. Je ne pensais pas que la mise en cellule pendant deux jours était en cause à ce revirement. Je crois que ça dépendait plus de Sherkan que de moi en réalité.

L'isolement avait toutefois eu quelque chose de traumatisant. Ne supportant pas les endroits clos, me retrouver là-bas, là où à mon arrivée on m'avait torturée plusieurs jours avant que je ne puisse revoir la lumière du jour, ça m'avait forcément fait péter un plomb. Le garde de service devait s'en souvenir et s'en souviendrait sûrement encore longtemps. Bien que l'expédition qui déclencha ma libération avait pu me permettre de me ressaisir et de respirer, la rencontre que nous y fîmes resta une épreuve que je gardais pour moi. Jinx... Le seul souvenir de son étreinte suffisait à me faire bouillir de colère. C'était fou à quel point des personnes pouvaient déclencher de tels sentiments même à des jours de marche de là, à des mois de séparation... Je lui en voulais de ne pas être là, de ne pas me suivre. Autant qu'il devait m'en vouloir de ne pas le rejoindre, de ne pas le suivre. Deux destins qui méritaient de se rencontrer mais que tout s'efforçait à séparer. De quoi être en rage contre le sort, le destin et toutes ces conneries auxquelles se rattachaient les survivants... Il a été le seul avec qui je pouvais vraiment me sentir bien, loin du monde et de tout ce qui pouvait se passer autour de moi et ce, avant même que tout ne s'effondre. Après deux ans et toutes les pertes que je devais encaisser, force était de constater que ça n'avait pas changé.

Même si je n'avais jamais été aussi entourée qu'à Reiver, je ne m'étais pas sentie aussi seule de toute ma vie. La solitude se comptait d'ordinaire parmi mes alliés. Mais ici, c'était plus compliqué... D'une part parce que la solitude n'était jamais sereine, et d'autre part parce que je sentais cet abandon sur lequel Krymov m'avait provoquée ce matin. Malgré ce sentiment, j'avais refusé de rester auprès de celui qui, je sais, ne m'aurais jamais abandonnée. Une décision lourde de conséquence qui était plus difficile à assumer que ce que j'imaginais. « Alors on va prendre une petite dizaine de minutes histoire que tu digères un peu, et puis on va s'y mettre, parce que visiblement, y m'reste pas mal de boulot avant qu'tu puisse calmer les boulets de la milice ! » J'opinai du chef, un sourire bref plus cordial qu'amusé mais tout aussi enthousiaste. « Ai-je le temps de retourner à mon bloc pour trouver des vêtements plus adéquats ? » Je doutais qu'il accepte mais sait-on jamais. Prendre un peu l'air me ferait le plus grand bien.
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